dimanche 10 août 2014

Hasta la victoria siempre


Cienfuegos - au volant d'une voiture américaine de 1951

Arrivés en début de soirée, nous voilà sur le territoire cubain… notre dernière destination avant le retour maison ! Il nous reste 15 jours à peine pour parcourir l’île : le compte à rebours est lancé !

Très rapidement, nous avons un premier aperçu, qui sera confirmé à de nombreuse reprises tout au long de notre séjour,  du fonctionnement du tourisme cubain : les touristes ne « cotisant » pas au système communiste, sont contraints à utiliser la « monnaie touriste » (le CUC). Ils ne peuvent pas profiter des bus locaux, doivent manger dans les restaurants à touristes,… Par exemple, nous sommes priés dès la sortie de l’aéroport de prendre un taxi hors de prix alors qu’un bus local fait la navette pour quelques centimes.  En rue et dans les petits commerces, nous utilisions toujours la monnaie des locaux (le pesos).
Tout achat en monnaie touriste est démesuré par rapport au coût normal. Ce système ne profite malheureusement qu’à quelques-uns : le gouvernement,  certaines familles aisées louant des chambres et les taximen. Voulant également leur part du gâteau, le reste de la population est devenue expert en subterfuges pour essayer d’extraire un maximum d’argent aux étrangers. Il était impossible pour nous d’avoir une relation de confiance avec un cubain. À chaque fois, 3 minutes après qu’un cubain nous ait accostés pour nous souhaiter la bienvenue à Cuba, dire qu’ils connaissent un belge, blablabla… (tjs le même baratin !), ils demandent « un bic », « des dollars », « des parfums », …  La Havane, pour ça, c’est l’enfer !

La beauté du pays et son identité culturelle ont toutefois marqué positivement notre séjour. Les cubains adorent vivre en rue : ils sortent leurs tabourets, tables, jeux de sociétés,.. et passent des heures sur les trottoirs à discuter, chanter ou jouer. Les vieilles voitures américaines sont partout, les vieilles bâtisses colorent les ruelles, le soleil est omniprésent,…. Toute cela donne un cachet terrible au pays !

Gare des bus de Santa Clara
La fierté vouée à Fidel Castro et surtout au Che est immense. Il y a des pancartes, des statues, des éloges, des graffitis à leurs noms partout ! Des témoignages émouvants nous ont également été rapportés. Si les avis sont parfois un peu plus modérés vis-à-vis de Fidel, nous ne pouvons en dire autant pour le Che. C’est impressionnant de sentir une telle unanimité et dévotion accordée à ce militant argentin.


Le frère de Fidel, Raoul Castro, a repris les rênes du pouvoir depuis maintenant quelques années. Il est moins extrémiste dans le communisme et on ressent d’ailleurs davantage de liberté dans l’entreprenariat. Fidel étant toujours derrière Raoul, le communisme reste omniprésent. Toutefois, nous nous demandons combien de temps ce système communiste sera maintenu après la mort de Fidel. Actuellement, des petits commerces s’ouvrent et certains cubains sont aujourd’hui dans une logique qu’on peut estimer davantage libérale/capitaliste que communiste.

Ces quinze jours à Cuba furent très intenses. Le rythme de visite était très soutenu : jusqu’aux derniers jours de notre année de voyage, nous tenions à voir un maximum ! C’est probablement le pays où nous avons le plus couru ! Heureusement, les logements en « casas particulares » (logement chez l’habitant) ont permis de rencontrer des cubains avec qui il était possible de discuter sans qu’ils nous demandent des « dollars », « parfum »,… et donc d’apprendre beaucoup sur la culture cubaine. C’est lors de ces nombreuses soirées que nous avons pu échanger sur leurs idoles politiques, goûter à la très bonne gastronomie cubaine, goûter aux traditionnels mojitos et fumer les cigares cubains.

Cayo Santa Maria, le rêve : tout seuls - soleil - sable blanc porcelaine - eau totalement transparente

Pour plus de détail sur ce voyage, rendez-vous sur la page Cuba


jeudi 27 décembre 2012

Au pays des Incas


Un musicien péruvien avec Cuzco en arrière plan

Alors, que dire sur le fameux pays des Incas, ce pays mythique, ce pays où tout le monde connait quelqu’un qui est déjà allé là-bas…

Dur dur pour nous d’écrire le ressenti du Pérou pour plusieurs raisons :
- Elisabeth connaissait déjà très bien le pays avant même que nous y arrivions car elle y a vécu 4 mois en 2009 pour la rédaction de son mémoire
- Etant toujours bien accompagnés: les parents de Sylvain (Jo & Luc) dans le Sud du pays puis le frère d’Elisabeth et sa copine (Aurélien & Virginie) dans le Nord), nous n’avons pas eu/cherché beaucoup d’échanges avec les locaux
- Nous étions en haute saison touristique sur les sites les plus touristiques
- Le Pérou, ça fait un bail, déjà 5 mois ont passé… et le ressenti du pays n’est toujours pas écrit…

Bon allez, on se lance :
Après notre excursion de trois jours dans le Salar d’Uyuni (Bolivie) se terminant par un petit crochet dans le nord du Chili (San Pedro d’Atacama), nous entrons à quatre (Jo, Luc et nous deux) au Pérou par l’extrême sud du pays. Le contraste est manifeste. Nous passons du Chili, un pays relativement occidentalisé (du moins pour la petite région que nous avons vue) à un pays plus pauvre, avec un passé historique mondialement connu et une culture très forte. Même physiquement, les gens les gens sont très différents.

Nous visitons d’abord les sites importants du sud avec Jo & Luc (Canyon de Colca, Cuzco & sa vallée sacrée, Machu Picchu & lac Titicaca).  Comme on le craignait, il ne fallait pas s’attendre à être seuls sur des lieux si mythiques en haute saison touristique.  Malgré tout, cela reste très impressionnant. Les vautours du Canyon de Colca vous laissent sans voix, les sites archéologiques autour de Cuzco semblent infinis, le Machu Picchu, c’est le Machu !, les paysages du lac Titicaca sont splendides,…  toutefois, attendez-vous à certaines déceptions quant à la perte d’authenticité de certains lieux, les îles Uros écrasant toute concurrence sur ce point-là.

Nous quittons les parents Deta’ à Cuzco, faisons un petit crochet par Lima pour visiter des amis d’Elisabeth et  rejoignons Aurélien & Virginie un peu plus dans le Nord. Nous faisons avec eux les sites archéologiques de Chan Chan & Kuelap où nous nous amusons à jouer les premiers explorateurs sur ces sites fort délaissés. Quel dommage de ne pas avoir plus de temps pour profiter/découvrir d’autres lieux oubliés des foules touristiques …Notre périple en jungle nous attend : couchés plusieurs jours dans des hamacs sur un ferry descendant l’Amazone, nous atteignons Lagunas où nous faisons une excursion de 6 jours qu’on n’oubliera pas de si tôt et enfin Iquitos, ville mythique perdue au milieu de la forêt amazonienne. Après avoir ruiné nos derniers vêtements avec notre sueur et avoir pu enfin commencer à s’habituer au bzzzzz des moustiques, nous retournons après plus de 15 jours en jungle vers Lima pour surfer quelques dernières vagues avant de quitter le Pérou.

Ce qui est sûr, c’est que 4 semaines ne suffisent pas pour visiter le pays. Il n’est vraiment pas étonnant que c’est un « must do » pour beaucoup. Il y en a pour tous les goûts :
- Une culture très différente de ce que nous connaissons en Occident
- Une excellente gastronomie, réputée la plus fine d’Amérique Latine. Ajoutez à cela l’incroyable diversité de fruits frais !
- Des sites archéologiques mythiques dans le sud du pays : Cusco, les lignes de Nazca, le Machu Picchu,…
- Des sites oubliés/inconnus qui sont encore à découvrir et qui font aller votre imagination…
- Des sentiers de randonnées pour tout niveau allant de la promenade à shlapette au trekking de haute montagne en boots de compet’
- Une jungle profonde au nord du pays 
- Des rouleaux sur toute la côte Pacifique, lieux privilégiés pour les surfeurs
- Des sites naturels tant variés qu' extraordinaires : la jungle, le canyon de Colca, la cordillère blanche, lac Titicaca …
- Une mégadiversité biologique : singes, condors, pingouins, lamas, mygales, lions de mer, vigognes, caïmans, ...
- Un pays parfait pour les petits budgets : logements multiples et relativement bon marché, transports rapides, fréquents, confortables et économiques, nourriture bonne et pas chère…
- Pour ceux qui aiment le luxe, vous y trouverez également tout ce que vous rêvez !
- …

Avec une liste pareille, pas étonnant qu’on connaisse tous quelqu’un qui y soit déjà allé…
On voudrait y retourner dans 20 ans, parcourir des sentiers nouveaux et s’émerveiller sur des sites que nous n’avons pas pu voir ou dont on ne connait simplement pas encore l’existence…Il y a déjà tant et pourtant encore tellement à découvrir !

Hasta pronto Cholitos !

Sur le sommet de l'île Amantani  (lac Titicaca) au coucher du soleil


Pour plus de détail sur ce voyage, rendez-vous sur la page Pérou

dimanche 12 août 2012

Ils ont tout pour eux... sauf la mer et les gens...

Une lagune au Sud Lipez
La Bolivie, voilà notre premier pays où le contact avec la population n'est pas (ou presque pas) passé: aucun échange, un fossé culturel trop marqué, de la jalousie ou de la gêne...on n'arrive toujours pas à dire mais ce qui est sûr c'est que c'est le seul pays où nous avons eu si peu de vraies rencontres!

Quel dommage, car on lui aurait bien remis l'étoile (top 5 de nos pays préférés) sinon...vraiment un pays à notre goût:
1) de la montagne, des sommets enneigés, des défis sportifs,…
2) d'autres merveilles naturelles: canyon, jungle, pampa, déserts de sel, geysers,....
3) une culture très distincte avec une identité nationale forte
4) des gargotes, des marchés, des petits restos où manger local et varié
5) le voyage à petit budget qui permet de se faire plaisir

Nous sommes restés en Bolivie 38 jours en tout. Nous y sommes entrés du côté argentin (à Tupiza) et sortis par le Chili (via le Salar de Uyuni) en ayant séjourné pas mal de temps à la capitale, la Paz... C'est là que les parents de Sylvain, Luc et Jo, nous ont rejoints (le 2 juillet) pour faire avec nous le Salar de Uyuni, San Pedro de Atacama et le sud du Pérou. Nous vous certifions qu’ils ont passé avec succès le brevet backpackers : nuits dans des bus plutôt inconfortables, nourriture du marché pas toujours la plus attirante, auberges à (très) petit prix et confort (très) sommaire,…

Revenons à La Paz... Alalala... quasi notre petite maison ! Il n’y a quasi rien à faire et pourtant, nous y sommes restés énormément de temps avec de nombreux aller-retour. Entre la réparation de notre chargeur d’appareil photo (compliqué car Sony...), l’acclimatation avant l’ascension du Huayna Potosi et l’attente des parents de Sylvain qui nous ont rejoints pour un petit bout de chemin, nous n’avons pas perdu notre temps : les alentours de la Paz regorgent d’activités et d’excursions à faire.

Lors de notre séjour, nous nous sommes fait un paquet de globules rouges en séjournant pendant presqu’un mois au-dessus de 3600m ! Par contre, pour ceux qui penseraient qu’on se serait purifié les poumons en haut des montagnes, détrompez-vous…La Paz (et beaucoup d’autres villes boliviennes) grouille de Dodge (modèle de bus assez rétro ayant un charme fou) et combi (minivans dont peu passeraient le contrôle technique chez nous) qui dégagent une fumée noire bien épaisse facilement apercevable dès qu’on s’éloigne de l’agglomération !  C’est effrayant !

Et ces Boliviens, qu’ont-ils de si particulier ? Nous avons été fatigués par leur manque de courtoisie, surtout au volant…A chaque passage pour piétons, il faut faire le kamikaze pour atteindre l’autre trottoir! Ensuite, les Boliviens détestent les photos : interdit de prendre une photo d’eux-mêmes, de leur âne ou de leur vélo. Assez frustrant. Enfin, et surtout, les passagers boliviens dans les bus, mais quel cinéma ! On n’oubliera  jamais les « vamos » alors que le bus est cassé et que le brave chauffeur est en train d’essayer de le réparer, les Boliviens qui ne sont jamais à leur place (à croire que certains ne savent pas compter) et les fauteuils remplis de miettes et imprégnés d’une petite odeur d’hamburgers frits… Compliqué à décrire, il faut le vivre pour s’en rendre compte ! Ce qui est sûr c’est que nos souvenirs – tant de dégoût, tant d’exaspération, tant les fou-rires – sont nombreux !


Huayna Potosi - 6088m - un nouveau record !
Pour plus de détail sur ce voyage, rendez-vous sur la page Bolivie

lundi 2 juillet 2012

Ce n'est pas un pays...c'est un continent!



Le Perito Moreno - Parque National Los Glaciares

Après plus de 40h de vol, nous voilà de l’autre côté du monde : à nous l’Amérique latine !

Nous commençons avec l’Argentine. La fin du voyage approche… et nous décidons d’en profiter à fond : malgré l’hiver qui s'annonce, l’air qui se glacifie et de vives dissuasions, nous décidons de quand même descendre en Patagonie jusqu’à Ushuaïa, le « bout du monde », et d’attaquer le froid.
Après avoir passé quelques jours à Buenos Aires et Iguazù (au nord-est), nous parcourons l’Argentine du sud au nord.

A vrai dire, ce n’est pas un pays, c’est un continent. Des milliers et milliers de kilomètres sont parcourus. Les paysages varient totalement du sud au nord. Nous passons du gel au 30°C, des glaciers aux déserts secs et chauds, des pingouins et baleines aux vigognes et cactus, des condors aux perroquets,…

On pensait qu’après la Nouvelle-Zélande et le Vanuatu, le compte bancaire pourrait à nouveau souffler, on s’est bien trompé. Une ruine cette Argentine ! D’un côté, les distances sont tellement immenses que chaque trajet en bus équivaut à un bifton de 100€ (aie!). Sans ajouter que les dizaines compagnies de bus sont détenues par 4-5 hommes se mettant d’accord sur les prix, ce qui enlève donc toute concurrence. D’un autre côté, l’inflation encore plus ahurissante accable notre pauvre petit compte : 30% d’inflation annuelle ! Logements, transports, entrées aux sites touristiques, nourriture,… tout est cher… mis à part la viande excellentissime à prix dérisoire! On ne comprend toujours pas comment les Argentins parviennent à vivre décemment avec un tel coût de vie et un salaire non indexé. Tout peut s’acheter à crédit (vêtements, supermarché, électroménager,…) ! A nos yeux cela ne peut que (re)péter !

Pour ne pas exploser notre budget et le temps nous le permettant, nous avons effectué la majorité de nos déplacements en autostop qui ne marche pas trop mal. Certes, nous avons dû parfois attendre plusieurs heures sous la neige, dans le vent, sous la pluie,… mais une fois pris, c’est parti pour des centaines de kilomètres ! En plus de l’argent épargné, l’autostop nous a permis de rencontrer de nombreux Argentins. Pas un trajet, en camion ou en voiture, sans parler de la Christina (la présidente) : tous ont leur avis, en faveur ou en défaveur, jamais modéré, toujours extrémiste ! Par ailleurs, l’autostop nous a également fait découvrir l’hospitalité des Argentins. De nombreuses fois, nous avons été accueillis et logés chez nos chauffeurs. L’espagnol y est certainement pour quelque chose et facilite énormément les échanges.

On a pu apprendre que les Iles Maoulines sont argentines (et non pas anglaises), que les Chiliens sont malvenus par ici, que la viande est toujours très cuite, que le maté est bien plus qu’une boisson, c’est carrément un remède social, que Maradona rivalise avec Dieu, Messi avec Jésus et que tous les Argentins sont loin de savoir danser le tango !

Après plus de cinq semaines dans le pays, nous gardons en souvenir les nombreux échanges avec les Argentins, leur gentillesse et attention, les journées de trajet « perdues », l’inflation incontrôlée et les merveilles naturelles époustouflantes telles que les chutes d’Iguazù, le glacier Perito Moreno et la faune marine de la Peninsula Valdes. 

Gargante del Diable - Chutes d'Iguazù


Pour plus de détail sur ce voyage, rendez-vous sur la page Argentine


jeudi 7 juin 2012

Des coups de coeur, des coups de gueule...notre préféré!

Enfants à Lamen Bay - île d'Epi

Le Vanuatu : 83 petits rochers dans le sud-ouest de l’océan Pacifique, en mer de corail,  entre la Calédonie et les Fidji. Comment ne pas y aller quand on est si près (Nouvelle Zélande) ?!

On y va sans trop se renseigner, on s’y risque … et quelle surprise ! Nous sommes effrayés par les prix exorbitants à tout niveau (logements, transports, activités,…). A peine arrivés, nous nous demandons comment on va faire pour s’en sortir financièrement pendant 24 jours. En pleine panique, on fait augmenter notre ligne de crédit...Nous sommes complètement affolés ! Et puis…après quelques jours, on se rend compte qu’il s’agit en fait de la promotion d’un tourisme de luxe et…après une semaine, on se rend compte qu’en se la jouant « local » (nourriture, dodo en tente et déplacement à pied), il y a moyen de visiter ce pays de manière bien moins chère (à part pour les transferts inter-îles qui restent assez chers si on prend l’avion et un peu plus économiques mais très très incertains si on prend les bateaux, cfr l’île d’Epi dans les détails du voyage!).

Le Vanuatu, c’est avant tout, le pays le plus différent et le plus surprenant qu’on ait fait jusqu’à présent. Nous avons tellement appris, tant sur leur culture que sur nous-mêmes ! Des coups de cœur et des coups de gueule, il y en a pour toutes les humeurs !  Quoiqu’il en soit, nous en gardons des souvenirs impérissables: expérience culturelle dans une tribu qui vit encore uniquement de la chasse à l’arc-à-flèches et de la cueillette et fait du feu en frottant deux bouts de bois, ascension jusqu’au cratère d’un volcan en éruption, partage de la vie quotidienne au sein d’une famille des îles, professeurs d’histoire improvisés dans le secondaire pendant quelques heures, poissons de toutes les couleurs vus en snorkeling puis dans notre assiette, …

Un vrai jardin d’Eden, tout y pousse. On pourrait plutôt même dire que tout tombe des arbres et pourrit sur le sol tellement il y a tout simplement trop ! 

Sur les îles de Vanuatu, il n’y a aucun animal dangereux (excepté le moustique porteur de la malaria à certains endroits), ce qui fait qu’on peut se promener et dormir n’importe où. L’eau est potable partout, dans n’importe quelle rivière, ruisseau, flaque,… Vraiment incroyable !!!
 C’est incontestablement la vie des îles comme on peut se l’imaginer :
-          Les hommes qui glandouillent toute la journée sous un arbre (plus paresseux que ça tu meurs…) et les mamas qui se promènent avec des sacs tissés en feuilles de palmier remplis de manioc, tarro et autres légumes inconnus par chez nous.
-          La mer chaude (parfois jusqu’à 35°!) et turquoise, les coraux et les milliers de poissons de toutes les couleurs….
-          Les petites îles où tout le monde se promènent à pied et connait toujours les propriétaires des quelques transports croisés (jeep, cargo, bateau,…)

Quand tout va bien, un vrai paradis … mais au moindre souci, un vrai enfer ! Lorsque nous avons été bloqués sur l’île d’Epi (cfr détail du voyage), personne ne savait/voulait nous aider. Par paresse, tout le monde se défile et postpose l’aide à un voisin…et le plus exaspérant c’est que tous disent «  Don’t worry, be happy ! » en pleine crise…on a tous les deux craqués ! Impossible de résister !!!!

Nous avions prévu large en temps (plus de trois semaines sur place) et finalement c’était trop court :
On a voulu tenter l’expérience du bateau/cargo que prennent les locaux pour voyager entre les îles mais, cela nous a valu d’être bloqués onze jours sur l’île d’Epi (retards et annulations successifs des bateaux). Malgré que cela nous ait permis de vivre la vie réelle de ces habitants au jour le jour (11 jours dans la même famille !), cela nous a empêché de découvrir les autres îles (nous avons notamment manqué le saut du Gaul à Pentecost (horrible frustration !), les épaves de Espiritu Santo, les volcans d’Ambrym, les tribus cannibales de Malekula, …).

Nous avons aujourd’hui des milliers de superbes souvenirs en tête mais sommes également chargés de regrets car on sait que le pays ne sera plus jamais comme il l’est aujourd’hui. Il évoluera, les habitants voudront du confort (l’électricité par exemple), devront donc travailler pour gagner de l’argent et les mentalités changeront donc… c’est déjà le cas pour l’île d’Efate où beaucoup de familles travaillent pour se procurer de l’essence pour leur générateurs d’électricité. Sur l’île d’Epi par exemple, pas d’électricité et donc pas besoin de travailler… 

Il fallait peu pour que nous n’allions pas au Vanuatu (réponse négative d’une famille néozélandaise pour y faire du woofing)… Nous serions passés à coté du pays le plus incroyable que nous ayons visité jusqu’à aujourd’hui !

Volcan Yasur - île de Tanna





Pour plus de détail sur ce voyage, rendez-vous sur la page Vanuatu

samedi 5 mai 2012

3350 kilomètes en Toyota Starlet...


Sur la route vers le lac Tekapo

Le ciel est bleu pétant, l’herbe verdoyante, le soleil brille, les fenêtres ouvertes et le vent dans les cheveux (d’Elza…), on roule, on se promène, on sillonne l’île du sud de la Nouvelle-Zélande en petite Toyota Starlet. Nous sommes sur la route pour 31 jours.

Le ciel est noir, l’herbe aplatie par les rafales, les fenêtres fermées, le chauffage à fond, les essuie-glaces à toute allure, la banquette arrière recouverte de vêtements détrempés qui peinent à sécher, une petite odeur de chaussette dans l’habitacle…C’est ça aussi la Nouvelle-Zélande en été. 

Mais quelle liberté d’avoir notre propre véhicule. On fait nos courses, on va à notre propre rythme, on quitte les lieux lorsque ça nous plait, on dort sous tente dans les campings (le plus souvent gratuits) ou dans un jardin,…On fait notre popote quoi ! Quel changement dans notre mode de voyage, ça fait du bien de varier !

Nous avons utilisé notre petite Toyota sous toutes ses formes : salle à manger par temps de pluie, chambre à coucher par tempête, cinéma lorsque l’envie nous prenait, placard à provision (souvent très difficile pour Sylvain de ne pas craquer sur le coffre où de nombreux paquets de biscuits y reposaient…savoir gérer les stocks, toute une discipline !).

On s’attendait à des paysages naturels grandioses et nous n’avons pas été déçus….Que du contraire ! Nous avons également été  surpris par leur variété : l’île du Sud ne se résume pas à une chaîne montagneuse comme on le pensait. Certes, il y a des cimes blanches qui dominent le centre de l’île, mais aussi, des km et km de prairies bondées de moutons, vaches ou autres, des grands lacs ou encore des plages parfois sauvages et agressives, parfois tropicales. Juste en conduisant à peine une paire d’heures vous passez d’un glacier de montagne à une colonie de phoques. Surprenant la richesse qu’il s’y cache !

Par contre – on ne sait toujours pas si c’est la déformation asiatique – mais nous avons été « choqués »  (c’est vraiment le mot !) par le coût de la vie du touriste en Nouvelle-Zélande. Pour ceux qui ont un budget serré, préparez-vous à refuser pas mal d’activités touristiques (surtout que l’euro n’est pas au top de sa forme !). C’est souvent frustrant (surtout quand on est si loin de la Belgique) mais c’est parfois tout simplement inaccessible : presqu’aucune activité en dessous de 100€ ! Les Néo-Zélandais ont l’art de perfectionner le service au point qu’il est impossible de rendre la chose bon marché. L’exemple flagrant sont les sentiers de randonnée, les« great walks », qui sont transformés en réelles pistes cyclables macadamisées parsemés de caty cabine élégantes….Oui oui tout ça à plus de 1000mètres d’altitude où tout est ramené par un ballet d’hélicos… Le coût de construction et transport se répercute bien évidemment sur le prix des nuits  en refuge ou dans les emplacements de camping. Un autre exemple sont les gigantesques bateaux – presque de croisière – pour aller faire un petit tour d’une heure dans les fjords…jamais moyen de faire simple et petit budget…
On regrette l’Asie où les choses étaient bien moins sophistiquées, parfaites pour les backpackers.

Le budget serré, nous nous sommes donc concentrés sur notre activité fétiche : le trekking…Même si les « great walks » reviennent chérots, il y a toujours moyen de s’en sortir en faisant du camping sauvage (autorisé dans les parcs naturels si on plante la tente à plus de 200m du sentier) ou alors se faire des rando « backcountry treks », bien plus naturels, sauvages et sportifs ! Vraiment à faire…Dommage que les offices touristiques ne promeuvent aucun d’entre eux ! La marche en Nouvelle-Zélande est un réel plaisir et offre des paysages à chaque fois différents.

Nous avons par ailleurs désenchanté sur le mythe de la Nouvelle Zélande hyper écolo. Bien que le pays ne produise que de l’électricité verte, la consommation est tout autre à petite échelle : tous les habitants ont des jeeps; des hélicos et avions décollent de partout à toute heure, pas une heure de voiture sans voir un panneau "Danger – cyanure de potassium" (pour tuer les opossums),.. . Sur la côte ouest, au glacier Franz Josef, il est plus difficile de trouver une paire de crampons qu’un hélico ! Hallucinant !

Mis-à-part ça, nous avons trouvé les Néozélandais super sympas, accueillants (plusieurs fois nous avons été accueillis à bras ouverts pour dormir chez eux) et très serviables (toujours prêts à indiquer le chemin, prennent rapidement en autostop, ils ont pas mal la parlante,…). Toutefois, aucun échange avec les moins de 30 ans totalement indifférents à notre présence.

Et pour être honnête, même si c’était souvent frustrant de ne pas pouvoir faire certaines activités (prix élevés) alors qu’on est si loin de la Belgique, on doit avouer que ce pays nous a bien bluffé… Lorsqu’on regarde nos photos aujourd’hui, on se rappelle la partie de plaisir, nos bottines aux pieds ou le volant en main, qu’on a eu ces jours sur l’île du sud de la NZ!!


Le Milford Sound, un site emblématique de Nouvelle Zélande

Pour plus de détail sur ce voyage, rendez-vous sur la page Nouvelle Zélande

mardi 24 avril 2012

Les Philippines, bien plus que des plages de sable blanc...


La baie de Secret Paradise

Vous qui pensiez qu'être seul sur ce genre de plage était inaccessible pour les petits budgets, et bien détrompez-vous...Voici un petit coin de paradis encore bien loin du tourisme de masse: les Philippines!
Cet archipel est composé de nombreuses îles. En un mois, nous n'avons eu le temps que d'en visiter deux: Luzon et Palawan.

Tout d’abord la capitale, Manille. Heureusement pour nous, nous ne sommes pas restés très longtemps dans cette ville. Malgré l'adorable accueil de Soso et Frounch, nous n’y avons trouvé aucun cachet mis-à-part les nombreux jeepney (anciennes jeeps américaines customisées en mini bus) tous plus tunés les uns que les autres. Nous avons été fort marqués par la misère présente dans la ville. De tous les endroits traversés jusqu'à présent, c’est la première fois qu'on la côtoie vraiment: gangs d'enfants se promenant cartons sous le bras à la recherche d'un endroit où loger, malheureux dormant à même le sol dans la rue, bidonvilles,...  Ça fait mal au cœur!

Le reste du pays reste assez pauvre mais non misérable. Dans les campagnes, les gens vivent au rythme des saisons et se nourrissent presque exclusivement de leurs récoltes (càd riz tous les jours à tous les repas). Mais une chose est commune à tous les Philippins, c’est le goût pour le chant. A toute heure, à tout âge, les Philippins chantent sans aucune gêne. Tout le monde sourit tout le temps comme si ils n’ont jamais eu de soucis dans leur vie!

Les Philippines ayant été occupées par les Américains pendant de longues années, presque tous parlent anglais (d’ailleurs, en rue, tout est écrit en anglais). Cela facilite très fort les rencontres avec les locaux. Contrairement à la majorité de l’Asie de Sud-Est, ils cherchent le contact et l'échange. Un autre gros changement par rapport à ce qu’on a pu connaitre avant, fini les négociations ou à peu près. La majorité d’entre eux sont honnêtes.
Autre particularité du pays (qui ne peut laisser aucun Occidental indifférent on pense…), les lady-boys!! On nous avait parlé de ceux de Thaïlande, qui au final étaient très discrètes... euh discrets… Ici, elles ou ils sont partout et tellement bien « refaites » ! On se demandait même si c’était un / une, vraiment ou pas ?

Bon, revenons à nos îles :
- L’île de Luzon est principalement connue pour les rizières dans le nord (on n’a pas eu la chance de les voir vertes mais malgré cela le paysage était à couper le souffle. On n’ose même pas imaginer comment doit être la vue quand elles le sont… Sans aucun doute, elles méritent bien leur titre de 8ème merveille du monde!), le volcan Mayon (considéré comme le plus parfaitement conique du monde) et le snorkeling à 1 mètre des requins-baleines à Donsol (oui oui, en masque et tuba à un mètre des spécimens pouvant mesurer jusqu’à 18 mètres!).
- L’île de Palawan est quant à elle réputée pour ses plages de sable blanc et ses multiples criques désertes. Là, on se croyait vraiment au paradis: une eau turquoise et limpide, le plus beau corail du notre tour du monde, les petites barques de pêcheurs tellement typiques, les minuscules îles accessibles uniquement en bateau… Rien qu’en snorkeling, nous avons pu voir des poissons lions, poissons-clowns, tortues, murènes, serpents de mer, raie aigle,…

Pour devancer votre question « Qui a les plus belles plages ? Thaïlande ou Philippines ? », Voici déjà une courte réponse: D’après notre expérience, la Thaïlande possède des plages/côtes plus variées et impressionnantes (ex: les falaises plongeant dans la mer à Koh Phiphi), une densité de poisson plus élevée mais une concentration de touristes et de yachts privés détruisant le spectacle. Les Philippines ont des plages/criques désertes très accessibles, une variété de poisson plus grande, des coraux plus colorés,… pour tout dire, plusieurs fois, nous y avons eu le sentiment d’être un millionnaire sur son île de rêve privée !

Pour finir, ceux qui sont à la recherche d’un endroit paradisiaque pour leur lune de miel ou simplement un endroit zen et relaxant, ce pays vous attend !

Les rizières en terrasse entre Cambulo et Pula


Pour plus de détail sur ce voyage, rendez-vous sur la page Philippines