Bolivie

RESSENTI DU PAYS
Veuillez vous référer au poste du 13 août 2012 intitulé 
"Ils ont tout pour eux... sauf la mer et les gens...dans l'onglet acceuil



DETAILS DU VOYAGE 
(Bolivie : 4 juin - 8 juillet 2012 - Chili : 8 -11 juillet 2012 )



Source: Lonely Planet


J1-2 : Tupiza (2850m)

Entrée d'un canyon
Nous arrivons à 5h du mat´ à la frontière argentino-bolivienne (Villazon) et dès les premières minutes,  on sent qu’on est bien en Bolivie… il y fait un froid de canard ! 
Nous sautons dans un bus (enfin un bus pas cher ! Pour ça, ça fait du bien de quitter l’Argentine !) vers Tupiza, une petite bourgade tout au sud du pays plantée au milieu d’un cirque de montagnes rouges cachant de spectaculaires canyons (+). Par coïncidence, nous tombons le jour de la fête annuelle du village : petits stands de bouffe partout, défilés militaires, parade des hauts dirigeants,… En milieu d’après-midi, nous partons à la visite de la Quebrada Palala (canyon rouge étroit). Le soir, de retour au village, nous sympathisons avec un jeune retraité allemand au sommet de sa forme et planifions de visiter d’autres canyons ensemble le jour suivant.
Le lendemain,  les bottines aux pieds dès 7h, nous partons découvrir deux autres canyons au sud de la ville. Les paysages sont superbes, tellement naturels (pas de route, de véhicule, d’habitation,…) En fin de journée, sur le chemin du retour, nous nous égarons un peu et finissons sans le savoir (aucune indication!) au milieu d’un terrain militaire ! Un peu angoissant quand vous voyez cinq militaires armés vous courir après au milieu de nulle part ! Le soir, nous prenons un bus de nuit vers Sucre, plus au centre du pays.


J3-4-5: Sucre (2780m)

Ruelle de Sucre
Sucre, la capitale constitutionnelle du pays (La Paz est la capitale de fait…), est une cité coloniale toute blanche considérée comme le bijou de l’art baroque de l’Amérique Latine. La ville est belle, propre et paisible. Nous y restons trois jours pendant lesquels nous nous perdons dans ses belles ruelles, nous reposons, sirotons un nombre indéfini de jus de fruits servis dans le marché central (+) et surtout/malheureusement perdons un temps fou à tenter de faire réparer ou remplacer notre chargeur de batterie d’appareil photos (pour rappel : l’original avait été noyé par une pluie torrentielle néo-zélandaise, le chargeur universel de remplacement a explosé dans un camion brésilien en Argentine). Réponse finale : La Paz est notre seule chance de trouver une solution…


J6-7: Cordillera de los Frailes   


A quelques kilomètres à l’ouest de Sucre se trouve la Cordillera de los Frailes. Cette imposante cordillère offre de beaux paysages et est le lieu de résidence des Jalq’a, des communautés d’agriculteurs très attachés à leurs traditions parlant toujours le quechua.

Les empreintes de dinosaures à Niñu Mayu
Tôt le matin, nous partons pour Chataquila. Nous marchons une petite heure sur un « chemin de l’Inca » puis suons plus de trois interminables heures en montée pour enfin atteindre le fameux cratère de Maragua. Il s’agit en fait d’une sorte de cratère, qui n’en n’est pas un, avec un fond rouge-violet entouré de « vagues » jaunâtres (formations géologiques). Assez unique comme paysage! (dommage qu’on doive utiliser un ancien appareil compact, la batterie de notre bon appareil est déchargée…)  A Irumpampa (une communauté Jalq’a installée dans ce « cratère »), nous soupons chez une famille (repas assez basique: un bol de riz et patate, c’est tout) et logeons dans le dortoir communautaire. Le lendemain matin, nous partons à la recherche des empreintes de dinosaures près de Niñu Mayu. A la sortie du village de Maragua, un petit enfant de 8-10 ans nous propose ses services de guide pour quelques sous. C’est dimanche, pas d'école, on accepte. Accompagné de ses deux chiens, il nous conduit jusqu’aux fameuses empreintes de dinosaures qu’on n'aurait jamais trouvées sans lui !!! Petit bonus à la visite guidée, il nous emmène à des empreintes de pieds humains fossilisées pas mentionnées dans les guides… rigolo, voyez la photo. Dans l’après-midi, retour vers Sucre. Nous montons dans un camion où, au fur et à mesure du trajet, s’entassent dans la benne pas moins de 80 Boliviens. Dans la nuit, sur des routes de terre cabossées dans des vallées profondes, on se serait vraiment cru dans un convoi de réfugiés! Déposés dans le noir le plus total quelque part sur une route non éclairée à l’entrée de Sucre, on se presse jusqu’à notre hostel (un peu stressés quand même, la Bolivie n’est pas le pays le plus sûr pour s’y promener la nuit sans savoir où on est!).

Petit pique-nique avec notre guide - vue sur le "cratère" de Maragua


J8 : Transit Sucre à La Paz

Le premier bus pour La Paz ne partant qu’en début d’aprèm, nous visitons le Parque Cretácico. Le musée/parc est vraiment nul (-), toutefois la paroi verticale de 40 mètres de haut datant de 65 millions d’années laissant apparaitre des milliers d’empreintes de 8 espèces de dinosaures est assez impressionnante. Dans l’après-midi, nous montons dans un bus de nuit vers La Paz.


J9-10: La Paz (3650m)

Chapeau et tissu traditionnels boliviens
Mission numéro 1: trouver une solution pour charger notre batterie d’appareil photo. Les « faux » modèles de notre chargeur ne sont pas encore arrivés dans le pays, aucun chargeur universel n’est compatible et le seul Sony Center du pays n’a pas notre modèle en stock. Alàlà… Sony… quelle misère ce vice de toujours vouloir faire des accessoires différents/incompatibles pour chaque modèle ! Après des heures perdues, nous trouvons un réparateur d’ordinateur affirmant pouvoir régler le problème pour le soir même…  Le reste du temps, nous flânons dans la ville. En soirée, comme d’hab, à la bolivienne, le chargeur n’est pas encore analysé…Après un petit coup de gueule indispensable ici  pour se faire comprendre, le lendemain, la délivrance, le voilà enfin réparé! Nous pouvons alors planifier la suite du voyage. On réserve dans l’heure un tour de trois jours dans la jungle/pampa du Parque National Madidi commençant dès le lendemain.



J11-12-13: Rurrenabaque – Parque National Madidi

un paresseux
Un petit singe

A l´aube, nous montons dans l’avion, survolons la ville de La Paz très impressionnante vue du ciel et atterrissons à Rurrenabaque, une ville au milieu de la jungle. Nous nous enfonçons ensuite pendant trois heures en 4x4 plus profond dans la pampa (en quechua « plaine »;  ce n’est pas la jungle mais plutôt des immenses plaines recouvertes d’arbustes les pieds dans l’eau en saison des pluies) jusqu’à l’entrée du Parc National Madidi. Là, une vingtaine de barques à moteur attendent les touristes… immense déception… nous regrettons déjà d’avoir fait tout ce déplacement pour ça (être entourés de barques à touristes) et montons super tristes sur la barque avec 6 autres touristes… 
Trois gros singes
Des charongnards
Très vite, notre guide change la donne : il est super sympa, calé dans son domaine, s’arrête à chaque animal, s’éloigne des autres bateaux,…
Le premier jour, on s’enfonce en barque dans la pampa pendant trois heures jusqu’à notre logement. En fin d’après-midi un petit foot s’organise avec les guides et touristes des autres agences sur une plaine et le soir, nous partons de nuit à la recherche des caïmans et alligators. Autour du bateau, nous voyons les yeux jaunes-rouges de ces reptiles réfléchir à la lumière de nos torches. Grisant…

Un dauphin rose
Notre pêche, des piranhas...
Le deuxième jour, nous partons à la recherche de l’anaconda. Après 3 heures de marche dans des marécages infestés de moustiques, bingo, un anaconda est trouvé ! Bien que ce soit un « petit » spécimen (1,5m de long quand même), c’est assez impressionnant !
 L’après-midi, nous nageons avec les très curieux dauphins roses (chose bonne à savoir : à en croire les dires de notre guide, le dauphin rose est considéré comme le lion de l’Amazone. Là où il nage, il n’y a pas de piranhas, anacondas, alligators, caïmans,…) et pêchons quelques minutes plus loin notre souper : des piranhas !

Un cayman
Un aigle noir
Le troisième jour, nous nous levons de bonne heure, observons le lever de soleil, re-nageons avec les dauphins (on ne s’en lasse jamais !), naviguons jusqu’à l’embarcadère du premier jour et terminons avec trois interminables heures de 4x4 pour rejoindre Rurrenabaque. Nous passons la fin de l’après-midi, cocktail à la main, en haut d’un mirador avec une vue imprenable sur la ville et faisons le bilan sur notre excursion de 3 jours en jungle/pampa : très déçus au début (car ultra touristique), nous sommes finalement ravis ! Le guide était génial, le nombre de bateaux croisés très limité, la nourriture succulente, la météo splendide et surtout, tous les animaux possibles d’observer dans la région étaient au rendez-vous (++) !!!
(bus de nuit vers La Paz)

Le fameux anaconda


J14 : Transit Rurrenabaque à La Paz

Les 23 heures de bus entre Rurrenabaque et La Paz sont, jusqu’à présent, les plus dangereuses de notre tour du monde. Sur une route de terre caillouteuse à flanc de montagne, notre chauffeur faisait des pointes de vitesse dans le noir le plus complet, se lançait dans des déplacements utopiques et rasait les ravins de plus de 200m de profondeur. La route était, à des endroits, tellement étroite que depuis la vitre de notre bus, on ne voyait que le ravin, impossible de voir la route sur laquelle on était… C’est rigolo de raconter ça après coup, mais sur le moment même, on ne faisait pas les malins, surtout au passage des croix sur le bord de la route…

J15-16 : Sorata (2670m)

Sorata est un village à l’architecture coloniale perché à flanc de colline, en contrebas des sommets enneigés des montagnes Illampu et Ancohuma. Un sondage a élu ce village comme étant l’endroit le plus relaxant de Bolivie.
Elisabeth en chemin vers la laguna Chillata
Dans le minivan entre La Paz et Sorata, nous sympathisons avec Carine, une française également sur un long voyage. L’après-midi à Sorata, ensemble (à 3), nous mangeons un bout, sirotons une bouteille de vin sur la place et préparons le trek du lendemain.
Le deuxième jour, c’est l’expédition. Les bottines aux pieds, nous quittons de bonne heure le village de Sorata et grimpons, grimpons, grimpons jusqu’à la laguna Chillata 1500m d’altitude plus haut. L’ascension, faite au flair (pas de guide, aucun marquage), est vraiment chouette: les quelques villageois rencontrés sont gentils (oui oui, c’est possible d’en trouver des comme ça en Bolivie…), les paysages très différents de ceux vus jusqu’ici en Bolivie (bien plus verts), les cimes blanches imposantes et l’altitude se fait assez bien ressentir.


  J17 : Transit Sorata à Tiwanaku

Monolithe de Tiwanaku
Nous quittons Sorata le matin,  arrivons à La Paz trois heures plus tard et plongeons dans un autre minivan jusqu’au site cérémoniel de Tiwanaku (3850m). Cette « Cité du soleil », est un des principaux sites de la civilisation précolombienne de Tiwanaku. Pour la petite anecdote, Hergé se serait inspiré de ce lieu pour faire la BD Tintin « Le Temple du Soleil ».
Ce soir, c’est le dernier jour de l’année Aymara (peuple préinca originaire de la région du lac Titicaca ayant atteint son apogée en 900 après JC) et ça se fête ! Partout dans le village, c’est la déglingue ! On a l’impression que les locaux se mettent la pire mine de leur vie. Plus personne n’est capable de mettre un pied devant l’autre ! Aux 24h de Louvain-la-Neuve, nous sommes de vrais enfants de cœur à côté de ça ! Intimidés et congelés par le froid, nous allons faire dodo alors que la fête est très loin d’être finie !


J18 : Tiwanaku et transit vers Patacamaya

Le captage des premiers rayons de soleil
Lever à 4h du mat, petit-déj et direction site cérémoniel de Tiwanaku. Nous sommes parmi les premiers à rentrer sur le site et sommes donc en première ligne (mais bien derrière les VIP qui gâchent toute la vue…) pour la cérémonie du passage à l’an 5520. Après avoir attendu une heure immobile à -10°, la cérémonie commence enfin… Les grands prêtres Aymaras font quelques petites offrandes autour d’un feu et baragouinent en aymara (on ne comprend rien). Hyper décevant… c’est bien loin de ce que raconte le guide du Routard : la plus belle fête du pays, sacrifices de lamas et tout le tralala…
Enfin, vers 7h le soleil sort ! C’est à ce moment-là que la cérémonie prend toute sa splendeur : tout le monde lève les mains pour capter les premiers rayons du soleil, se met à danser, à chanter,… concerts de flutes de pan, tenues traditionnelles, farandoles et drapeaux aymaras arborés fièrement…un vrai beau spectacle (+)! Cerise sur le gâteau, les Boliviens vêtus de leurs plus beaux habits se laissent prendre en photos !!! Ça, c’est vraiment une chose unique en Bolivie !

Des Boliviens se laissant prendre en photo!!!


J19-20-21 : Sajama (4200m)

Voici un des sites naturels les plus beaux que nous ayons vus dans notre voyage (+++) !

Des bébés lamas et alpagas
Le parc national de Sajama abrite une grande variété d’animaux sauvages très discrets : flamants roses, condors, rheas,…. . Nous n’avons rien vu de tout ça, par contre nous avons vu un nombre infini de lamas et d’alpacas, la forêt la plus haute en altitude du monde (arbres endémiques Queñua), le volcan Sajama (6542m) sommet de la Bolivie et les deux volcans Pomerane (6282m) et Parinacota (6342m) faisant la frontière avec le Chili.

Pour l´anecdote, lorsque La Paz s´est vu refuser la certification d´un terrain de foot par la FIFA à    cause de l´altitude (3600m), les habitants de Sajama et le président bolivien en personne ont grimpé le Sajama avec un ballon de foot et des goals en main pour jouer un match de 90 minutes sur son sommet (6542m!!!) afin de prouver que la décision de la FIFA était infondée! Des poumons hors du commun qu´ils ont ces Boliviens...

Nous passons trois nuits au tout petit village de Sajama (4200m) au centre du parc ce qui nous donne le temps de nous promener au milieu des troupeaux de lamas et d’alpacas, de pique-niquer dans un champ de geysers, de se relaxer dans des sources d’eau chaude dans un environnement 100% naturel (aucun aménagement, juste des petits bains d’eau chaude au milieu d’immenses pleines entourées de volcans aux sommets enneigés), de monter au camp de base du volcan Sajama (4700m),…

Vue sur la plaine du Parque Sajama et les volcans Pomerane et Parinacota


J22-23-24 : La Paz (3650m)

La Paz est la capitale administrative la plus élevée au monde. Au sein même de la ville, il n’y a vraiment pas grand-chose à voir. Par contre, vue de l’extérieur, celle-ci est à couper le souffle !  Depuis plusieurs points de vue, il est possible de voir la ville s’engouffrer dans une sorte de cirque.
La Paz
À 4000m, El Alto, les quartiers les plus malfamés de la capitale. Pour l’anecdote, nous y avons cherché un logement (afin de dormir plus haut pour mieux s’acclimater à l’altitude avant l’ascension du Huayna Potosi) mais n’avons trouvé que des chambres se payant à l’heure… À 3650m, le centre-ville où se trouve l’église San Francisco entourée de ruelles très pentues menant entre autres à la calle Sagarnaca, au vieux quartier colonial et à la plaza Murillo (voilà résumé tout ce qu’il y a de +/- intéressant à voir dans cette ville…). À 3200m, les nouveaux quartiers chics Obrajes et Calacoto. Eh oui, ce serait la seule ville du monde où il faut monter pour trouver les bas quartiers. En d’autres mots, les riches, au lieu de se réfugier en haut de la ville, descendent tout en bas de celle-ci pour y trouver de meilleures conditions climatiques (800m d’altitude en moins, ça fait monter le mercure !).

Alors pourquoi être restés si longtemps à La Paz où il n’y a rien à voir… parce qu’il fallait s’acclimater à plus de 3500m d’altitude au moins 7 jours pour faire l’ascension du Huayna Potosi (6088m) dans les « meilleures » conditions. Nous n’avons tout de même pas eu le temps de nous ennuyer entre la rédaction du blog (récit de l’Argentine), les multiples tentatives de réservation des entrées du Huayna & Machu Picchu (le site officiel de réservation des billets étant bloqué, 2 jours non-stop à appeler du matin au soir les agences, hôtels et autres contacts au Pérou étaient tout juste suffisants. Quelle misère pour simplement acheter quatre billets d’entrée au site le plus touristique du Pérou ! Incroyable !) et les petits préparatifs d’avant ascension de notre premier 6000m.


J25 : Chacaltaya (5395m) et Valle de la Luna (autour de La Paz)

L'ancienne station de ski Chacaltaya... peu de neige...
A l’aube, nous partons pour une excursion d’un jour nous menant d’abord à Chacaltaya puis à la Valle de la Luna.
Valle de la Luna - Mais où est Elisabeth?
Chacaltaya est une montagne culminant à 5395m à trente kilomètres de La Paz. Celle-ci possédait un glacier qui abritait la plus haute station de ski au monde. Malheureusement, la disparition de celui-ci en mai 2009 (pourtant prévue pas avant 2015 par les scientifiques…) a entrainé la fermeture de la station. Dommage, nous qui rêvions depuis si longtemps à refaire un peu de ski/snowboard…  Déposés par le minivan à 5300m, nous gravissons les 100 derniers mètres à pied, petit entrainement en altitude avant l’ascension du Huayna Potosi qui nous nargue (et nous intimide…) à quelques kilomètres de là.
L’après-midi, nous descendons au sud de la capitale, traversons les quartiers chics et arrivons à la Valle de la Luna. Il s’agit d’un canyon dont les eaux ont érodé la roche composée majoritairement d’argile (très friable) en centaines de cheminées de fée et tourelles filiformes.
Dernier dodo à La Paz avant le jour J !



J26-27-28 : Huayna Potosí (6088m)

Le voilà, il est là celui dont on nous avait parlé dès la 3ème semaine de notre tour du monde (Ana, une polonaise rencontrée au Kirghizistan). Un des 6000m les plus accessibles au monde, comment y résister… 
J1: vue sur le Huayna Potosi

Le premier jour, nous sommes conduits en minivan jusqu’au refuge à 4700m (au total, six touristes et trois guides). Bonne petite bouffe puis direction le « vieux glacier » à 4900m où les guides nous enseignent les bases pour l’ascension en cordée avec crampons et piolet. Petits jeux d’escalade d’un mur de glace et retour au refuge à 4700m pour y passer la nuit. Nous arrivons à nous endormir, mais c’est pas la meilleure nuit non plus…

J2: Montée encordée
Le deuxième jour, trois heures d’ascension jusqu’au refuge à 5300m. La dernière heure se fait déjà sur la glace. Trois heures, ce n’est pas long mais l’altitude se fait déjà très fort ressentir… Vers 17h, nous soupons quelques nouilles avant d’aller au lit à 18h… Il faut dormir tôt car demain on se lève à 0h30 nous disent les guides. Aucun de nous six n’a pu fermer l’œil suite au mal de tête (mal d’altitude) insoutenable ! Dans la nuit, le voisin d’Elisabeth se prend 4 cachets d’un coup (2 Paracétamols et 2 Ibuprofènes), celui de Sylvain vomit dehors… Alala… Ici, ce n’est vraiment pas comme au Népal… Là-bas, il y a des mises en gardes partout sur le mal d’altitude (« Si le mal d’altitude persiste, il faut descendre », « Si quelqu’un vomit, faut appeler les urgences car c’est déjà bientôt trop tard (oedème) »). Ici, tout le monde s’enfiche !

J3: la crête à 6000m. Au bout, le sommet!
Le troisième jour, c’est le vrai D-day ! « Levés » à 0h30, nous nous forçons avec beaucoup de mal à avaler l’un ou l’autre biscuit/chocolat (ce mal de tête horrible et la gorge nouée nous donnent vraiment pas d’appétit) et luttons pour mettre tout notre équipement (plusieurs pulls, gros manteau, deux pantalons, guêtres, bottines rigides, crampons, baudriers, bonnet, lampe frontale,… quel enfer !). Une heure et demi plus tard, nous voilà enfin prêts à partir (tout est tellement plus lent avec cette satanée altitude !).  Un guide pour deux personnes, en cordée, nous marchons sur le glacier éclairé par la lune et notre torche. Il fait extrêmement calme, pas un pet de vent, juste le bruit de nos crampons craquant la glace… et nos respirations de taureaux ! Alala… un des 6000m les plus accessibles du monde, mais pas pour autant facile ! Pour être honnête, on fait du 1km/h, pas plus ! Vers 6h du mat, le ciel rougit et on voit enfin le sommet ! On n’est pas encore en haut et déjà la vue est incroyable ! Plus que 20 minutes de marche sur la crête à 6000m. Ces derniers 88m d’altitude d’ascension sont grisants, avec un passage de 15cm de large avec à gauche 500m de précipice, à droite 2000m ! Faut pas une rafale inattendue… Au sommet, on vous laisse imaginer l’extase…(+++)

Yes, we did it! 6088m, record du Népal (5416m) explosé!   (Elza - notre guide - Sylvain)

Toute la descente jusqu’au premier refuge à 4700m se fait en à peine quelques heures. On marche au milieu de gigantesques névés d’un blanc parfait que nous n’avions pas pu voir en montée, à cause de la nuit.
Sur le chemin du retour vers La Paz, dans le minivan, tout le monde tombe endormi…


J29-30: La Paz (3650m)

Une ruelle de La Paz
Après une grasse mat’ bien méritée et un petit verre siroté avec les quatre autres voyageurs ayant monté le Huayna Potosi, nous fonçons vers l’aéroport chercher les parents de Sylvain. Après deux heures de retard et 10 mois qu’on ne se soit plus vus, les voilà enfin ! Directement, nous les mettons au goût de notre mode de voyage : combi public jusqu’au centre de La Paz, montée de la rue à 45° jusqu’à l’hotel backpackers avec les gros sacs sur le dos, souper local au marché,… et à vrai dire, ils nous épatent pas mal !
Comme tant attendues, deux Duvels et deux Triple Wesmael sortent du sac !
Le lendemain, on fait la visite de cette capitale où il n’y a trop rien à voir et que nous commençons tout doucement à bien connaitre...


J31 : Descente de la mort (autour de La Paz)

Alors que les parents de Sylvain avaient planifié de visiter le site cérémoniel de Tiwanaku à deux heures de la capitale (site que nous avions visité le J17&18, voir plus haut), nous dévalons la descente de la mort à vélo (++)… Le circuit commence au col de La Cumbre (4724m) et fini à Coroico (1750m). Le début est sur du macadam puis nous continuons notre descente sur « la route la plus dangereuse du monde » (désignée ainsi par un rapport de la Inter-American Development Bank publié en 1995). Avant l’ouverture d’une route alternative plus sûre en mars 2007, une moyenne de 26 véhicules par an disparaissaient dans les ravins longeant cette route. Le triste record est détenu par un camion transportant 100 passagers ayant chuté en 1983.
Petits réglages avant de continuer la descente...
Lors de notre descente, aucun souci, mis-à-part les freins du vélo d’Elisabeth qui se sont totalement détendus après moins d’une heure…. Oups… La chanceuse reçoit alors le super vélo tout suspendu tout dernier cri du guide pour le reste de la journée.
La fin de la descente se termine par un buffet au bord d’une piscine ! On passe du maillot de bain aux trois pulls,  La Paz (à 3 heures de route seulement) oblige…
Arrivés à La Paz, nous apprenons que Luc et Jo n’ont pas pu rejoindre Tiwanaku (tous les minivans étaient déjà partis…). Dommage… le temps presse, nous courrons jusqu’au terminal terrestre pour prendre un bus vers Potosì. Pas de bol, les mineurs de la ville bloquent les routes pour une durée indéterminée, le bus est annulé… nous sommes contraints de dormir encore une fois à La Paz… pfff… on commence vraiment à en avoir marre de cette ville !


J32: La Paz (3650m)

Les parents partent, de bonne heure cette fois, à Tiwanaku pour la journée. Elisabeth, malade (une mauvaise betterave de la veille), reste à l’hôtel et Sylvain fait son enquête à travers les agences pour débusquer un bon tour pour le désert de Sel d’Uyuni (programmé pour le lendemain). En fait, les mineurs bloquent encore toujours les routes vers Potosì. On laisse donc tomber cette ville mythique… dommage… Pour les intéressés, Potosì est la ville de plus de 100 000 habitants la plus haute du monde (4090m). Lors de la conquête espagnole, les mines d’or du continent sud-américain étaient quasi épuisées par les incas. Le jackpot a été la découverte d’un filon d’argent recouvrant pratiquement la montagne Cerro Rico (4782m) ayant livré en moyenne 240 tonnes d’argent par an entre 1560 et 1580 à la couronne espagnole.


J33-34-35: Salar d’Uyuni (3650m) et Cordillera de Sud Lipez (+++)

Salar d'Uyuni
À 3650m d’altitude, le Salar d’Uyuni est le plus grand désert de sel du monde (12.500km²). D’une planéité parfaite, on peut apercevoir la courbe de la terre à l’horizon. Ce désert est tellement uniforme et grand qu’on y perd toute perspective.
Arrivés à 5h du mat. dans la ville d’Uyuni après une nuit en bus horrible (peu de place pour les jambes, bousculés dans tous les sens, dérapages sur la neige/glace,… Pour un premier bus de nuit pour papa et maman, ils sont servis !), nous sommes conduits par un agent dans un petit café pour le petit déjeuner. Cela fait du bien d’être au chaud…
Salar d'Uyuni
Vers 10h, notre 4x4 vient nous chercher. Nous sommes sept dans la voiture : nous quatre, deux sympathiques Japonais et le chauffeur (gentil mais pas très causant, un peu dommage).
Le premier jour, nous nous arrêtons au cimetière de trains, roulons à travers l’immense désert d’Uyuni, dînons à l’Isla Inca Huasi remplie de cactus dépassant parfois les 10 mètres de haut et soupons/logeons dans un hôtel de sel en bordure du désert. Un hôtel vraiment sympa où tout est en sel : le sol, les murs, les chaises, les tables, les lits,…

Laguna Ramaditas
Le deuxième jour, nous traversons le Salar de Chiguana (plus petit et bien moins blanc que celui d´Uyuni), longeons quelques petites lagunes (Cañapa, Hedionda, Charcota et Honda), dinons parmi des centaines de flamants roses à la Laguna Ramaditas, pénétrons dans le Desierto Siloli où se trouve le fameux « arbre de pierre » et terminons par probablement le plus impressionnant de la journée : la Laguna Colorada. Une lagune de 60 km² aux eaux rouges (dues à un certain type d’algue) parsemées d’ilots blancs (borax), lieu de reproduction des flamants des Andes. Nous logeons dans un hôtel sommaire à quelques minutes de là. Le mercure descend à -18 la nuit !

Laguna Colorada

Le troisième et dernier jour de l’excursion, debout à 5h du mat, nous atteignons peu avant le lever du soleil les geysers Sol de Mañana à 4850m d’altitude. L’importante activité géothermique est responsable des nombreux geysers et fumerolles. Très très impressionnants ! Après moins d’une heure de route, une petite baignade dans les sources d’eau chaude (37°) du salar de Chalviri (Laguna Polques) s’impose. Dernier arrêt à la Laguna Verde à 4500 mètres d’altitude (la couleur verte est due à une forte concentration de magnésium) qui est malheureusement gelée, ce qui nous empêche de voir les changements de couleurs du lac provoqués par le vent. Après le passage d’un col à 5000 m (record pour papa et maman !), le circuit se termine pour nous à la frontière chilienne où nous attendons un minibus vers San Pedro d’Atacama.

Les geysers "Sol de Mañana" au lever du soleil



Séjour de deux/trois jours au Chili - San Pedro d'Atacama


L’excursion de trois jours dans le Salar d’Uyuni et Sud Lipez se terminant tout près de la frontière chilienne, nous en profitons pour passer quelques jours dans les environs du désert d’Atacama (nord du Chili) considéré comme une des plus belles régions du pays. Bien qu’étant dans le désert le plus sec au monde (0,8mm de précipitations par an) et juste à côté de sites d’observation spatiale  parmi les plus réputés du monde (lieu stratégique car le ciel y est, parait-il, toujours dégagé), nous avons eu initialement beaucoup de mal à voir une étoile ou un carré de ciel bleu…Difficile d´évaluer les +/- pour les activités/sites car nous n´avons vraiment pas eu la météo qu´il fallait pour apprécier le site!


L'église San Pedro
J1: Après avoir attendu une bonne heure pour effectuer les formalités d’entrée dans le territoire chilien (on est dimanche), nous arrivons enfin en début d’après-midi à San Pedro d’Atacama (2438m). Nous profitons de l’après-midi pour se promener dans la charmante petite ville, se reposer et planifier les excursions des deux prochains jours. Pas grand-chose peut se faire en indépendant ici (sites trop loin), faut tout faire en tours organisés…

Geyser de El Tatio
J2: Levés à 4h30 (ça devient une habitude en ce moment…), nous joignons un tour organisé nous conduisant aux geysers El Tatio à 4280m d’altitude, le troisième plus grand champ de geysers (30km²) du monde (derrière le Yellowstone aux USA et la vallée des geysers en Russie). L’objectif y est d’arriver vers 6h du matin, aux heures les plus froides de la journée, pour mieux voir les vapeurs et jets d’eau bouillantes. Le ciel étant totalement couvert, il ne fait que -5° (-15° en cette saison si le ciel était dégagé). Les geysers sont donc beaucoup moins impressionnants que d’habitude. L Petite baignade dans les sources d’eau chaude (ou plutôt tièdes…). Sur le chemin du retour, nous nous arrêtons à un petit village avant de rejoindre San Pedro d’Atacama à midi.
Pisco Sour au milieu du désert!
L’après-midi, nous sautons dans un autre tour s’enfonçant dans le désert d’Atacama (105 000km²). Le ciel est complètement bouché et nous voyons même au loin de la pluie tomber… sur le désert le plus sec au monde !!! Nous faisons des arrêts aux « yeux du désert » (deux trous de forage s’étant transformé en gros étangs. Cherchant du pétrole, l’Etat n’a trouvé que de l’eau… dans le désert le plus sec du monde… pas de bol eux aussi !), à la lagune Cejar où Sylvain pique une tête dans l’eau salée à 40 % et pas très chaude et finalement terminons la journée par un Pisco Sour dans le désert.

Une démo de sandboarding...

J3: Le matin, nous louons quatre vélos et une planche de snowboard (ou plutôt sandbord…) et partons pour trois heures de balade dans la vallée de la mort (pour l’anecdote, la vallée a été découverte par un Belge qui lui donna initialement le nom de « valle de marte» (vallée de Mars). Suite à sa mauvaise prononciation, le nom « valle de la muerte » a été retenu par les locaux). En chemin, Sylvain fait ses premières descentes de sandbording. L’après-midi, nous participons à notre dernier tour : une visite guidée de la vallée de la Lune. Chanceux, le ciel se dégage un peu dans la journée, nous permettant même de voir le coucher le soleil !

Le soir, nous prenons un bus jusqu’à Arica, ville proche de la frontière péruvienne.

Un aperçu de la "Valle de la Luna"

Pour plus de photos, cliquez içi pour la Bolivie  et içi pour le Chili

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