Cuba


RESSENTI DU PAYS

Veuillez vous référer au dernier poste intitulé 
"Hasta la victoria Siempre" dans l'onglet acceuil


DETAILS DU VOYAGE

(9 août -23 août 2012)


Source : Lonely Planet

J1-2: La Havane
Atterris en fin d’après-midi à La Havane, nous faisons la file quelques heures à l’immigration (pas beaucoup de monde dans la file, simplement un personnel administratif d’une inefficacité rarement rencontrée durant tout notre voyage…) puis partageons un taxi pour atteindre le centre-ville. Il y a des navettes de bus « aéroport – centre-ville »,  mais celles-ci sont interdites aux touristes…
Quartier populaire de la Havane
Déposés à la tombée de la nuit en centre-ville, deux cubains (frère et sœur), nous accueillent chaleureusement. Très sympathiques, après une dizaine de portes frappées, ils nous trouvent enfin une « casa partircular » avec une chambre libre, ils nous proposent ensuite d’aller manger un bout ensemble et nous promettent même d’aller danser la salsa le soir ! Yes,  génial, nous fonçons tête baissée ! Discussion sympathique autour d’un petit plat cubain puis, au moment de payer la note, tout change…  nous n’avons jamais connu le prix du resto, mais ce qui est sûr c’est que notre nouveau super pote nous demande combien nous avons en liquide, nous lui filons nos 23 $ (on lui donne vraiment tout ce qu’on a ! ) et il règle la note (d’après lui 23$ pile poil...). A la sortie du resto, le garçon ose encore demander si nous avons du cash au logement pour aller dans un bar danser la salsa et la fille demande à Elisabeth si elle peut lui donner sont t-shirt ! On refuse et comme si rien ne s’était passé, ils nous saluent avec grand sourire, nous remercient pour la chouette soirée et disparaissent…. Incroyable ! Comment, après un an de voyage, pouvons-nous nous faire avoir ainsi comme des bleus ?!  Au moment d’écrire ces lignes, la pilule n’est toujours pas digérée, comment avons-nous pu être si idiots sans même oser/avoir eu le temps de leur dire quoique ce soit 
Quartier touristique de la Havane
Alalala … ce qui est sur, c’est qu’après à peine quelques heures sur le sol cubain, nous avons très vite compris les 3 choses auxquelles il faut faire attention à Cuba :
le personnel administratif (présent partout, pays communiste oblige) est d’une inefficacité difficile à battre ;
le gouvernement met tout en place pour s’assurer que le touriste paye un max;
- les Cubains (-) sont tous vos super potes dans le seul but de vider votre portefeuille. Il ne faut pas faire une généralité, mais d’expérience, Cuba est bien le seul pays où jamais un local ne s’est intéressé à nous sans essayer de nous prendre un habit ou des dollars… (exception faite des propriétaires de "casas particulares")
Voici le planning pour le lendemain : (1) échanger des Euro en CUC (monnaie pour touristes) et en Pesos (monnaie pour locaux), (2) réserver le trajet de bus Viazul vers Camaguey et (3) visiter le « Museo de la revolucion ». Un jour complet pour faire ça, ça semble largement suffisant… mais à Cuba, ca ne l’est pas :
(1) une heure de file pour échanger quelques Euro. Pour info, l’échange d’argent est uniquement autorisé dans les « casas de cambio » gérées par l’état, autant vous dire que les taux ne sont pas très avantageux…
(2) d’innombrable heures perdues pour réserver deux tickets de bus. La raison : Viazul est la seule compagnie de bus autorisée pour les touristes. Le terminal de bus est tellement excentré du centre-ville que nous sommes obligés de prendre le taxi pour s’y rendre. Enfin sur place, plus d’une heure de file pour réserver les tickets … et une autre heure pour valider la réservation !
Les vieilles voitures américaines sont partout !
(3) Nous arrivons à 15h45 au « Museo de la revolucion ». Malgré que celui-ci ferme ses portes à 17h, on se voit refuser l’entrée… l’explication est assez simple : « Nous fermons les guichets d’entrée à 15h30, ainsi, nous sommes sur que tout le monde est sorti pour 17h ». On reste sans voix…

Alalala… pas facile ces premières 24 heures à Cuba… et en plus il pleut des cordes !
A 22h,  nous montons dans le bus de nuit pour rejoindre Camagüey.


J3-4 : Camaguëy & Playa Santa Lucia
Arrivés à Camagüey un peu avant 7h du mat, nous fonçons vers une « gare » où des camions faisant les navettes vers la plage de Santa Lucia attendent le remplissage de  remplisse de passagers pour partir. Après une heure de négociations, on arrive à descendre à un prix « que » 12 fois supérieur à celui payé par les locaux… 

En route vers la barrire de corail
La raison pour laquelle nous sommes allés jusqu’à Santa Lucia était l’activité phare du site : une plongée entourée de requins bouledogues ! Malheureusement, une fois sur place, on apprend que ce n’est pas la saison… Malgré tout, on part quand même faire une plongée le long de la "deuxième plus grande barrière de corail au monde" (dixit le guide…. mais bon, aucun site internet nous confirme ça…).  Le moniteur qui nous accompagne est le plus irresponsable jamais eu :  n’ayant aucun diplôme de plongée (pas de PADI) et l’ayant prévenu que Sylvain avait des problème de sinus durant les plongées, il nous fait descendre très vite très bas… on n’a pas le choix, faut le suivre…  on descend jusqu’à -20 mètres  et cet idiot vient nous montrer tout fier qu’on a passé la barre des -20 mètres…  humm…et c’est pas fini… un peu plus tard, on ne le voit plus, il a disparu …. Après 1 ou 2 interminables minutes, on le revoit sortir d’une « crevasse »… vraiment incroyable ce moniteur…  Au final, tout s’est déroulé sans problème mais le bilan n’est pas top : mis à part quelques murènes, barracudas et énormes coraux incolores (car les couleurs ne sont plus visibles à cette profondeur), rien de très spectaculaire. Faut dire que nous sommes un peu blasés après les merveilles vues aux Philippines en snorkeling…;-)
Playa Santa Lucia

Petite place à Camaguëy
En fin d’après-midi, on attrape un bus (où après négociations on arrive à ne payer que 10 fois le prix local) pour Camagüey, on se promène le soir dans les rues étroites et sinueuses de la ville et sirotons quelques mojitos devant un concert improvisé de musique et chants cubains.
Le lendemain, on se promène à travers le dédale de rues de la charmante Camagüey (+), une ville dont l’architecture/les plans sont tellement différents des autres villes rencontrées en durant notre voyage (ressemblant plus aux plans de nos anciennes villes européennes). Nous flânons également dans un petit marché excentré  de la ville où nous découvrons les « batidos »: un milkshake  au yaourt, c’est tellement bon et ça fait tellement longtemps que nous n’avions plus vu un yaourt, autant vous dire qu’on les enchaine ! Près du marché, nous faisons par hasard la connaissance un petit homme très sympathique et très attaché à son pays, Cuba. On ose parler politique et on apprend qu’il a travaillé quelques temps aux côtés du Che. Il en parle avec une émotion très forte et retient difficilement quelques petites larmes. Très émouvant…

L'atmosphère à Camaguëy
En début d’après-midi, on monte dans le bus vers Baracoa.

J5-6-7 : Baracoa
Baracoa
Baracoa (++), située dans la province de Guantanamo à l’extrême est du pays, est la plus ancienne ville cubaine. Coupée du monde jusqu’en 1964 (date de la fin de la construction de la route la reliant au reste de l’île), cette petite ville a gardé très fort son charme colonial, sa culture et ses traditions.
A notre arrivée vers 13h,  une foule de rabatteurs proposant des logements nous sautent dessus. Nous choisissons une dame plus discrète et tombons dans la meilleure « casa particulares » de notre voyage à Cuba : dès notre arrivée, la dame nous offre un jus d’orange, un café et un cacao, le  mari nous répare notre sac imperméable et se charge de nous trouver de bons vélos à meilleur prix pour les deux jours à venir. Dans l’après-midi, nous nous promenons à la plage et faisons connaissance avec un jeune cubain. Le soir, Sylvain le rejoint pour aller boire un verre. Le scénario classique  à la cubaine : Hadrien passe commande – le meilleur rhum du bar - et au moment de l’addition, il indique qu’il n’a pas d’argent…
Street life à Baracoa
Street life à Baracoa
Le lendemain, nous voilà parti pour 56 km à vélo avec dans le sac 4 pizzas, de l’eau et les maillots de bain. Loin de nos attentes, la route est très vallonnée ! Sous un soleil de plomb, très vite à court d’eau, avec une roue voilée et un dérailleur cassé, c’est un cauchemar… Epuisés, nous faisons une petite pose sur une superbe plage : sous un parasol en feuille de palmier, sirotant une coco fraichement cueillie, nous observons les pêcheurs chassant la langouste dans la mer turquoise bordée de cocotiers… le rêve (++)! Nous continuons ensuite la balade jusqu’à La Boca de Yumuri. Le retour est bien plus rapide que prévu (ciel nuageux et route connue). Le soir, nous assistons au gala de la fête des eaux.
Le troisième jour, nous reposons les fesses (douloureuses) sur la selle et pédalons jusqu’à la playa Maguana (une heure à vélo), sirotons une piña colada et piquons une tête dans la mer très agitée qui malgré tout  reste tellement transparente.

Quelques pécheurs de langoustes sur une plage au charme fou entre Baracoa et La Boca de Yumuri
En début d’après-midi, nous prenons le bus vers Santiago de Cuba (6h) où nous arrivons un peu avant la tombée de la nuit. Recherche d’une casa particular et petit resto.


J 8-9 : Santiago de Cuba
Santiogo de Cuba
Santiago de Cuba, deuxième ville du pays, est beaucoup moins charmante que Baracoa… Beaucoup de voitures, beaucoup de bruit.
Le premier jour, nous flânons dans la ville et visitons deux musées (la lutte clandestine et la caserne Moncada) qui nous apprennent beaucoup sur la révolution cubaine. En soirée, un savoureux petit resto local et une série de mojitos !
Le lendemain, nous montons dans un camion vers le château de San Pedro de la Roca del Morro (patrimoine de l’UNESCO). Nous visitons le château, profitons de la vue et de l’air frais à son sommet et prenons ensuite un petit bateau pour rejoindre l’île de Cayo Granma. Manque de bol, un rabatteur nous repère. Malgré qu’on ait tout essayé (accélérations, pauses en plein soleil, demi tours, échanges verbaux secs,…), il nous colle aux fesses pendant toute la balade sur l’ile.. L’horreur ! Agacés, on quitte l’ile plus vite que prévu et retournons vers Santiago de Cuba. Le soir, nous passons par une placette de la ville où les dominos claquent sur la table et les esprits s’échauffent très vites. Ce qui est sur, c’est que leurs règles doivent être plus subtiles que les nôtres… où alors il y a quelque chose qui nous échappe…
Le soir, nous prenons un bus de nuit vers Santa Clara.


J 10-11 : Santa Clara & Cayo Santa Maria
Santa Clara n’est pas seulement l’endroit où repose la dépouille du Che Guevara mais également la ville la plus « libérale » du pays. On comprendra très vite pourquoi…
Notre taxi ! ... en arrière plan ...
Arrivés tôt le matin, c’est bien la première fois que les rabatteurs ne nous sautent pas dessus pour proposer des logements. Il faut bien l’avouer, sans eux, c’est bien plus compliqué de trouver une casa particular à bon prix. A la première heure, nous visitons une fabrique de cigares puis négocions un taxi privé pour nous emmener une journée à l’ile de Cayo Santa Maria. Une vieille petite Opel 56 et un chauffeur rien que pour nous toute la journée. On approche de la fin du voyage, on se fait plaisir… Sur la route, nous faisons des arrêts à Remedios et Caibarien, deux villages paisibles à l’écart des grands axes touristiques. Nous empruntons ensuite la fameuse route de 50km et 48 ponts reliant les différents petits ilots de Cayo Santa Maria. Un projet fou qui a pour but de construire un ensemble d’hôtels de luxe devant les plages les plus belles du pays parait-il. On demande au taxi de nous conduire le plus loin possible en empruntant des chemins caillouteux. Après une demi-heure de marche additionnelle dans la végétation, nous arrivons soudain devant une immense plage de sable blanc. Nous voici seuls, personne à des kilomètres à la ronde sur une plage de sable blanc porcelaine devant une mer plus transparente qu’une baignoire (++) ! Jamais on n’aurait osé espérer se retrouver seuls dans un tel lieu ! C’est certain, dans quelques années, cette plage sera replie de grues et d’hôtels… Cerise sur le gâteau, après quelques minutes de snorkeling, nous tombons nez à nez avec un immense barracuda de 2 mètres. Bien que ca soit qu’un « poisson », on ne faisait pas trop les malins devant lui… 

Totalement seuls sur les plages vierges de Cayo Santa Maria

En soirée, le taxi nous dépose devant un petit resto de Santa Clara où nous tombons par hasard sur Christophe, un ami Erasmus d’Elisabeth et un (ex)collègue de Sylvain (c’est déjà le deuxième durant le voyage !). On est un samedi soir, on sort dans la boite de nuit la plus réputée de Santa Clara et surprise… tous les samedis, c’est soirée travestis ! Vraiment très insolite… Difficile de trouver ailleurs des tenues plus moulantes et plus courtes, des danses plus suggestives, plus de drague et de gros patins… vraiment incroyable… on enchaîne les cubas libre avec des voyageurs espagnols déjà rencontrés plus tôt dans un bus…
Le réveil est un peu difficile. Nous visitons le monument Ernesto Che Guevara, un musée retraçant sa vie et le mausolée conservant sa dépouille. En fin de matinée, nous prenons un bus vers Trinidad (3h).


J 11-12 : Trinidad
Trinidad
Trinidad, ville côtière inscrite au patrimoine de l’UNESCO est un véritable « musée en plein air » : ses rues pavées étroites et sinueuses, ses façades coloniales bien restaurées, ses églises et son cadre enchanteur au sein du massif montagneux Sierra del Escambray lui donnent un charme fou. Pas étonnant qu’on a l’impression d’y rencontrer plus de touristes que de locaux…
Arrivés en bus en début d’aprèm, les rabatteurs nous sautent dessus comme jamais ! L’après-midi, nous flânons dans la ville et le soir Delvis (le proprio) nous prépare une succulente langouste ! Nous passons la soirée à discuter avec lui autour d’une  bouteille de rhum. C’est un des rares cubains avec qui nous avons pu discuter de manière franche et « gratuite » (sans arrière pensée pour nous vendre quelque chose) et qui semblait digne de confiance.
Le lendemain, debout à la fraîche, nous pédalons jusqu’à la plage Ancon, à 12 km de Trinidad. La plage, considérée comme la plus belle de la côte sud, est sympa… mais dur dur de rivaliser avec les plages de Cayo Santa Maria vues 2 jours plus tôt… 

Sur le chemin entre Trinidad et playa Ancon
L’après-midi, nous montons dans un bus nous déposant vers 17h à Cienfuegos.

Punta Gorda-Cienfuegos 
La Piña colada à la main
J 12 : Cienfuegos

La cité maritime de Cienfuegos (UNESCO) dégage un esprit français : une architecture homogène, un arc de triomphe sur la place, une cathédrale avec des vitraux français, …
En fin d’après midi, nous nous promenons dans la  ville et empruntons le Malecon pour rejoindre la Punta Gorda : maisons en bois colorées et belle vue sur la baie. Après quelques Piña Colada, une vieille voiture américaine nous ramène dans le centre ville.


J13 : La Havane 
Le Che Guevara, omniprésent dans tout le pays !
Tôt le matin, un taxi privé nous conduit depuis la casa particular de Cienfuego jusqu’à celle de La Havane… et tout ca pour le même tarif que les trajets en bus Viazul avec le confort, la flexibilité et la rapidité en plus ! Ah… si on avait su plus tôt que les taxis coûtaient le même prix que les bus de touristes…
Nous visitons les différents quartiers de La Havane et ses incontournables places et édifices. La ville est belle mais par contre ses habitants (-)… une horreur : ceux-ci sont sans cesse entrain de vous harceler pour vous vendre une bricole, vous emmener dans un resto, vous demander votre t-shirt ou de l’argent… Sans hésitation, ce sont les pires personnes rencontrées durant cette année de voyage autour du monde ! Les conducteurs de tuc tuc à Bangkok sont des gars cools à coté d’eux…



Cultivateur de tabas - Viñales
J 14-15 : Viñales
Nous arrivons dans la matinée à Viñales, déposons nos sacs dans une casa particular et partons nous promener dans le parque national : immenses falaises de calcaire, plantations et séchoirs à tabacs, cavaliers, vaches blanches, … Vraiment très beau (+) ! Sous une chaleur torride, des pauses s'imposent ! D'abord une petite baignade dans une rivière s’engouffrant dans une grotte, ensuite la rencontre d’un cultivateur de tabac qui nous explique sa production, un cigare dans la main gauche, un rhum servi dans une noix de coco fraichement cueillie dans la main droite… le pied ! 

Valle de Viñales

Il est 18h, nous voilà déjà de retour à la casa particular. Ce soir, ce n’est pas une soirée comme les autres… Mis à part un apéritif plus copieux que d’habitude (…8 mojitos…),  on ne réalise pas vraiment que la dernière soirée tant redoutée est inévitablement arrivée… notre dernière soirée après un an de voyage…
Le lendemain, et dernier jour du voyage, nous nous levons naturellement à 7h30, terminons le film du Che commencé la veille et nous rendons chez un cultivateur rencontré la veille. Il nous montre comment rouler les cigares, nous indique comment détecter les cigares de contrefaçons et nous apprenons par exemple que lui, Cubain et cultivateur de tabac, n’a jamais fumé un cigare de marque type Cohiba, Monte Cristo ou Romeo & Julieta faute de moyen… 
En début d’après midi, nous montons dans un taxi nous conduisant à l’aéroport. Une veille voiture américaine rouge à la carrosserie blinquante avec un puissant moteur sous le capot nous ramène en moins de deux heures à l’aéroport. C’est dur à croire, mais dans l’avion, nous ne réalisons toujours pas que c’est la fin… nous avons l’impression que nous volons vers un autre pays à découvrir… 

Le dernier taxi de notre voyage autour du monde... une année de rêve s'achève...
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