vendredi 23 septembre 2011

17 jours en Ouzbekistan


Fils de Farod (Tashkent)

8 SEPTEMBRE 2011, 1h30: Atterrissage à Tashkent après un départ émouvant et chaleureux. Après 3h00 de contrôles en tout genre, nous sortons enfin de l'aéroport. Les contrôles de police et les problèmes de langue nous donnent déjà un petit aperçu.

Très rapidement, nous faisons la rencontre d'Ouzbeks et d'autres grands voyageurs. Les gens sont tellement sympa içi, incroyablement ouverts et gentils... Les invitations pour le thé ou juste des petits conseils et conversations sympathiques en rue nous réconfortent dans notre choix de visiter l'Ouzbékistan. Impossible de compter le nombre de “hello, where are you from?”
Après deux jours à Tashkent, nous partons en train de nuit pour Urgench, près de 20h de voyage qui passent finalement très rapidement. Entre notre anglais, leur russe et notre petit petit livre "g-palemo" (fascicule avec illustrations pour s'exprimer), nous parvenons à communiquer et avoir des échanges souvent enrichissants.
Nous visitons sous un soleil de plomb Khiva, Boukhara et Samarkand. Trois splendides villes au milieu du désert, toutes fort restaurées (parfois trop, dommage!) mais très agréables.
Nous qui pensions aller dans un pays lointain méconnu des Occidentaux, nous nous retrouvons en réalité au milieu des cars des tours opérateurs (80% de français) et nous  nous saisissons à nous faire aborder par des vendeurs bredouillant le français (phrase type : "madame ! photos, cadeaux, chapeaux, chameaux,...?"). Toutefois, dès qu'on s'éloigne un peu, la vie réelle ouzbek fait son retour.
Nous terminons notre voyage en Ouzbékistan en logeant chez l'habitant dans la vallée de Ferghana, beaucoup moins touristique car isolée (les cols dangereux pour atteindre la vallée sont interdits aux bus).
Après un peu plus de deux semaines en Ouzbékistan, nous avons déjà visité d'innombrables madrassas (écoles coraniques), mosquées, minarets, iwans, ... Les dômes bleus et la gastronomie nationale n'ont plus de secret pour nous.
Élisabeth a déjà testé les limites de son estomac, Sylvain a l'air plus résistant...
Concernant l'argent, nous avons eu notre moment de gloire en étant millionnaire... la plus grande coupure de 1000 soums vaut à peine 0,30€! Imaginez nos poches (...ou plutôt notre sac à dos!) après avoir changé 500$ en soums...  L'inflation du pays est incroyable. Entre le prix de notre guide (Lonely Planet 2007) et aujourd'hui, les prix ont été parfois multipliés par 5.
De nombreuses discussions avec les quelques jeunes qui parlent anglais nous ont fait découvrir le vrai visage de l'Ouzbékistan: derrière un image démocratique vantée par le président Karimova se cachent beaucoup d'absurdités autocratiques : une propagande journalistique grotesque, un taux de change fixe imposé par le gouvernement (taux de change officiel dollar : 1$=1760soums, black market: 1$=2500soums), la censure de certains sites internet dès qu'il y a des tentions (Facebook, blogs,..) et les contrôles excessifs des papiers d'identité sont des exemples parmi tant d'autres.
A côté de ce "petit" bémol, l'Ouzbékistan nous a marqué par la propreté de ses villes, l'hospitalité et la gentillesse de ses habitants et le sentiment de sécurité partout dans le pays.
Nous nous dirigeons à présent vers les montagnes du Kirghizistan, où nous espérons pouvoir utiliser notre matériel de randonnée (bottines, tente, matelas,...) qui commence déjà à peser sur nos épaules!!
A bientôt pour de nouvelles aventures... :)
Boukhara
Pour plus de détails sur ce voyage, rendez-vous sur la page Ouzbékistan