Pérou

RESSENTI DU PAYS
Veuillez vous référer au poste du 27 décembre 2012 intitulé 
"Au pays des Incas" dans l'onglet acceuil

DETAILS DU VOYAGE
(11 juillet -9 août 2012)

Source: Lonely Planet


J1-J2 : Arequipa
Pan de mur du monastère
Nous rentrons au Pérou par Tacna (ville à la frontière chilienne) à quatre (Jo, Luc (parents de Sylvain), Elza et Sylvain) et arrivons à Arequipa en fin de journée. Arequipa, la deuxième ville du Pérou, est située au pied du volcan Misti culminant à 5825m d’altitude. Une grande partie de la ville est construite en pierre de lave blanche et son centre historique est inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO. Le soir-même, anticucchos (cœurs de bœuf) au menu ! Un vrai régal de retrouver la gastronomie péruvienne après la Bolivie.
Le lendemain, un diner dans l’un des meilleurs restos de la ville est offert par les parents. Dans l’assiette, les spécialités locales : cochon d’Inde, poivrons farcis, « gratin dauphinois » version locale, chicha (une boisson fermentée à base de maïs, arachide et fruits)… L’après-midi, nous visitons  les points d’intérêt de la ville : montée à un mirador, visite du monastère Santa Catalina (le plus grand couvent au monde) et du musée de la Juanita (fille inca sacrifiée découverte en 1995 sur le volcan Ampato à 6300m d’altitude; découverte rendue possible grâce à la fonte de 50 mètres de neige suite à l’éruption d’un volcan voisin). Le soir, à nouveau anticucchos (on adore !) et petit verre en terrasse sur le toit de l’auberge. Qu’est-ce que cela fait du bien de pouvoir être à l’extérieur sans crever de froid ! (cfr récit de la Bolivie).

J3-4 : Canyon de Colca
Début de la ballade
Le canyon de Colca, deux fois plus profond que le Grand Canyon aux USA, est généralement considéré comme le deuxième plus profond (3400m) au monde après celui de Cotahuasi (3535m) à quelques kilomètres de là.
Nous parcourons le canyon de Colca chacun de notre côté : Jo et Luc partent en excursion pendant deux jours à la rencontre de familles locales, visite des villages traditionnels, observation des condors,… Nous deux, nous partons pour deux jours de trekking en indépendant au fond du canyon (+). Nous rejoignons l’entrée du canyon de Colca avec un bus touristique faisant des arrêts à tous les points d’intérêt sur le chemin: les villages de Chivay et Yanque et la «croix des condors » d’où nous pouvons voir de très près ces immenses oiseaux (atteignant parfois 3,5 m d’envergure, le condor des Andes n’est pas le plus grand oiseau terrestre volant au monde; il est dépassé par l'albatros hurleur pouvant atteindre 3,7 m d’envergure…on en apprend des choses avec Sylvain et Elza J).  Après six heures de route depuis Arequipa, il est 10h et nous commençons à dévaler plus de 1000 m de dénivelé jusqu’à toucher la rivière Colca. Après avoir traversé les villages de San Juan de Chuccho, Coshñirwa et Malata, nous atteignons l’oasis de Sangalle en milieu d’après-midi où nous dégotons pour deux fois rien un petit bungalow avec piscine.
Avant le lever du soleil, nous attaquons les 1000 mètres de dénivelé  positif pour rejoindre le village de Cabanaconde vers 9h. Nous montons dans un bus touristique nous ramenant à Arequipa en faisant à nouveau divers stops aux points d’intérêts sur le chemin : points de vue sur les terasses incas, village de Chivay, la réserve  naturelle de Patapampa, …
Le soir, nous retrouvons Jo et Luc et frimons chacun avec nos photos des deux jours dans le canyon de Colca…


Le fameux condor des Andes

J5 : Transit Arequipa - Puno
À 9h, nous montons dans le bus vers Puno (6-7h de route). Le soir, on organise l’excursion des deux jours suivants sur le lac Titicaca. Nous ne joignons pas un tour et achetons simplement les tickets de bateau.
J6-7 : Lac Titicaca
Le lac Titicaca, situé à 3812 m au-dessus du niveau de la mer, est considéré comme le plus haut lac navigable du monde. Il a une superficie de plus de 8500 m² et est alimenté par 25 rivières mais ne se déverse que dans une seule (Rio Desaguadero). Durant notre excursion de deux jours nous planifions de passer par les îles Uros, Amantani et Taquile.
Après à peine 15 minutes de navigation, nous arrivons aux iles flottantes de « Los Uros » entourés de 15 autres bateaux remplis de touristes comme nous. Los Uros sont des îles flottantes faites en totora (roseaux flottants) pouvant se déplacer sur le lac si nécessaire (pour fuir les attaques des Incas à l’époque, pour s’approcher des touristes - près de la terre ferme, Puno - aujourd’hui).  C’est très beau mais ultra touristique! Rien d’authentique du tout, juste une mise en scène assez pathétique où les « Uros » (la dernière Uros authentique est en fait décédée en 1959…) se déguisent en tenue traditionnelle pour les photos et vendent de l’artisanat à plein prix (beaucoup de tissus exposés, aucun tisseur aperçu...) ! Au départ de chaque bateau, nous entendions au loin les familles Uros chanter « Vamos à la playa »… même cirque quand notre bateau est parti…vraiment pathétique ! (--
Trois-quatre d'heure de navigation plus loin, nous atteignons l’île de Amantani (quasi 10 km²). Nous sommes sensés y dormir à quatre dans une famille afin d’y vivre un échange fort… nous voilà à 8 dans la famille du chauffeur du bateau. Mis-à-part la tentative de vendre des souvenirs à deux fois le prix en rue dès les premiers instants, aucun autre échange… grosse déception sur ce point de vue… L’île quant à elle est très belle. Le soir, nous admirons le coucher du soleil depuis le point culminant de l’île (Pachatata, environ 4150m), entourés par tous les touristes passant la nuit sur l’île…

Vue depuis le sommet d'Amantani
Le deuxième jour, nous faisons un stop de quelques heures sur l’île de Taquile (un peu plus de 5km²). Certes, vivant quasi exclusivement du tourisme, celle-ci semble beaucoup plus authentique. Les locaux sont en tenue traditionnelle dans leur vie de tous les jours (leurs habits ne sont pas flambants neufs sans la moindre tâche ou usure comme sur les îles Uros) et nous croisons beaucoup d’entre eux tisser la laine et crocheter des bonnets, bracelets,… Nous montons quasi jusqu’au sommet de l’île et voyons même quelques paysans travailler la terre ! Assez fou vu tout ce qu’on a vu jusqu’à présent sur les îles du lac Titicaca.

Deux boliviennes filant la laine sur Taquile
De retour sur la terre ferme à Puno vers 16h, nous fêtons l’annif de Jo : Pisco Sour à gogo et bon resto ! Le soir, nous montons dans un bus de nuit vers Cuzco.  
J8 : Cuzco (+)
Cuzco est a été la capitale de l’empire Inca, le nombril du monde andin (Cuzco signifie nombril en quechua). Malgré qu’elle fût la cible privilégiée des Espagnols pour anéantir la culture inca (destruction des édifices et pillage), il reste encore par-ci par-là des fondations et murs pas totalement détruits... Cuzco est aujourd’hui une ville très charmante : maisons coloniales avec balcons en bois très colorés, petites ruelles étroites et propres, toits en tuiles, impressionnante Plaza de Armas,…
Un apperçu de la Plaza de Armas de Cuzco
Arrivés à Cuzco un peu avant 4h du mat, nous nous dirigeons vers une petite auberge comme on les aime : bâtiment rustique, chambre rudimentaire et hôte super sympa. Notre chambre étant encore occupée à cette heure bien matinale, nous patientons dans les fauteuils entre quelques bourrés jusqu’au lever du soleil (oui oui, on vous avait déjà dit en Bolivie que Luc et Jo avaient passé avec succès leur brevet backpackers) puis partons visiter la ville : petit déjeuner costaud au marché (soupe, riz, viande,…), balade dans les ruelles de la ville, montée à pied jusqu’au site archéologique de Sacsahuamàn (forteresse inca dont les pierres, pesant parfois plusieurs dizaines de tonnes, sont si bien ajustées qu’il n’est pas possible d’y glisser une aiguille) puis au Christ surplombant la ville, petit resto,…
J9-10 : La vallée sacrée
Le Temple du Soleil de Pisac
La vallée sacrée inclut tout ce qui se trouve entre Pisac et Ollantaytambo. Nous planifions d’y visiter les sites archéologiques de Pisac, Moray et Ollantaytambo (où dès le deuxième site, nous apercevons que nous avons perdus les tickets combinés pour les trois sites…) et les terrasses de sels « Las Salinas ». 
Les cercles de Moray
Nous quittons Cuzco le matin pour Pisac. Nous nous promenons dans le petit village puis visitons le site archéologique (la citadelle entourée d’énormes terrasses agricoles et le Temple du Soleil). Nous retournons ensuite flâner dans le marché sur la place du village pour craquer sur quelques souvenirs. En début d’après-midi, nous partons vers Urubamba, lambinons dans la ville et faisons quelques réserves de vivres pour le Machu Picchu. Le deuxième jour, nous  nous rendons en taxi au site de Moray. Il s’agit d’un centre de recherche agricole inca constitué de plusieurs terrasses en cercles concentriques. La position des terrasses crée toute une série de microclimats où furent cultivées plus de 250 espèces de plantes.

Las Salinas
Ensuite, nous sommes conduits aux salines de Maras (+). Là, une source d’eau extrêmement salée alimente plusieurs centaines de terrasses datant pour les plus vieilles de l’époque pré-inca. Après évaporation, le sel est récupéré. Depuis les salines, nous descendons jusqu’à la route principale et sautons dans un minivan vers Ollantaytambo. Les parents visitent la forteresse inca sans nous (on a perdu les tickets…et pas envie de repayer le ticket combiné !). Pendant ce temps, nous nous promenons dans la ville et montons vers quelques ruines sur un autre flanc de colline.

Dans le train vers le Machu Picchu...
Il est 16h, nous montons dans le train vers Aguas Calientes et c’est maintenant que le super cadeau des parents commence : le « package »  train Ollantaytambo - Aguas Calientes, nuit et petit dèj à l’hotel (le plus beau qu’on ait fait depuis bien longtemps !), entrée du site Machu Picchu, train Aguas Calientes - Ollantaytambo. En d’autres mots, ce n’est pas du petit cadeau !
Le soir, à Aguas Calientes, nous passons notre dernier souper à 4 dans un resto touristique.  Par surprise, les plats et le Pisco Sour sont très bons !

 J11 : Machu Picchu
Photo incontournable
5h, le réveil sonne ; 6h, nous commençons la montée à pied ; 7h30, nous sommes sur le site du Machu Picchu ; 7h31, les premiers rayons du soleil illuminent la cité inca. Vers 9h, Jo et Luc nous rejoignent et nous prenons une guide (très sympa et compétente) pour 2 heures de visite. Macchu Picchu est une ancienne cité inca du XVe siècle perchée sur un promoteur rocheux qui unit les monts Machu Picchu et Huayna Picchu. Les experts pensent que le lieu aurait servi de sanctuaire religieux et de résidence pour l’empereur Pachacutec. Sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO, le Machu Picchu serait aujourd’hui l’une des destinations touristiques les plus prisées de la planète.
À 11h, nous entamons à quatre la montée jusqu’au sommet du Huyana Picchu (2720m) offrant une vue imprenable sur le site (+). L’après-midi, nous musardons à travers les « ruelles » du site et marchons jusqu’à la Porte du Soleil à quelques kilomètres du site, point d’arrivée du fameux « Inca trail ». Vers 17h, le site se vide complètement peu avant les derniers rayons du soleil (+). Nous descendons finalement quasi en courant jusqu’à Aguas Calientes pour y prendre le train retour vers Ollantaytambo suivi d’un minibus vers Cuzco. Arrivés à 22h à l’auberge, c’est dodo.
La vue sur les ruines du Machu Picchu, le Huyana Picchu et les montagnes aux alentours
J12 : Transit Cuzco – Lima
Dernier jus de fruit mixé à 4 au marché de San Pedro (Cuzco) avant la séparation…. Il est 10h30, nous (Elisabeth et Sylvain) montons dans un taxi nous conduisant au bus à destination de Lima. Jo et Luc continuent leur voyage vers Nasca, Islas Balestas, réserve de Paracas et Lima. Nous nous séparons des parents avant la fin de leur voyage car nous devons rejoindre Aurélien, le frère d’Elisabeth, dans le nord du Pérou.
J13-14: Lima
Place de Lima
Située sur la côte centrale du pays, au bord de l'océan Pacifique, Lima est la capitale et la principale ville du Pérou. Avec une agglomération d'environ 10 millions d'habitants, Lima est la 5ème plus grande ville d'Amérique latine, derrière les villes de Mexico, Sao Paulo, Buenos Aires et Rio de Janeiro. Elle concentre deux tiers de l'activité industrielle du pays. Toutefois, la ville conserve un patrimoine architectural important allant de l'époque coloniale au XXe siècle (le centre ville est classé patrimoine mondial de l'UNESCO depuis 1991).
Durant ces deux jours à Lima, Elisabeth fait découvrir à Sylvain la ville où elle a vécu pendant six semaines pour son mémoire: lieu de « travail », amis, lieux de détente, bons plans,… Nous y mangeons des bons ceviches au marché de Surco, nous baladons dans Miraflores (centre touristique) et Lima (centre historique), surfons sur les vagues de l’Océan Pacifique, nous promenons dans Baranco en soirée, …
Le deuxième soir, en chemin vers la gare des bus, on se fait assaillir par un chauffeur de bus nous proposant deux places dans le « Salon VIP 160° » d’un bus 4 essieux direction Trujillo, un rêve qui se réalise pour Sylvain… voyez la photo du bus (seul pays où nous avons vu ce type de bus)
 
Petit bijou des Chimus
J15: Trujillo (Chan Chan)
Arrivés le matin à Trujillo après une des meilleures nuits en bus, nous retrouvons le frère d'Elisabeth, Aurélien, et sa copine Virginie. Après de grandes accolades, nous partons visiter les sites de Chan Chan.
Il s'agit de ruines d'une ville construite en argile datant de l'époque Chimus (pré-inca). Cette cité s'étend sur 14 km et comprend 9 forteresses de 200 à 400 mètres de longueur... Autant dire que c'était énorme... c'était... car aujourd'hui, il ne reste plus grand chose de cette cité qui accueillait près de 100 000 personnes. La partie visitée (la citadelle Tshudi) est constamment en cours de restauration, il y a des nombreuses places, salles, murs avec frises en relief,...
A 14h, nous montons déjà dans un bus de nuit vers Chachapoyas.
 

J16-17: Chachapoyas (Kuelap)

L'entrée du site, plutôt impressionnante...
Arrivés à 4h du mat, on trouve (sur recommandation) un petit hotel (vraiment) pas cher. Petite sieste jusque 9-10h et direction le village de Kuelap d’où nous montons à pied jusqu’au site archéologique de Kuelap.
A plus de 3000m d’altitude, il s'agit d'une forteresse des Chachapoyas , un peuple des Andes qui la construisit au Xème siècle. 
Pour y pénétrer, il faut passer par un chemin qui se rétrécit jusqu'à ne laisser passer qu'une seule personne et qui est flanqué de deux murs de 20 mètres de haut. A l’intérieur, on trouve près de 400 constructions  de forme majoritairement cylindriques. Certaines d’entre elles sont décorées de frises d’yeux ou d’oiseaux, serpents,… Ce site est complètement délaissé par le ministère péruvien de la culture, ce qui rend la visite du site impressionnante : aucune restauration, que de l’authentique (contrairement au Machu Picchu), très très peu de touristes,… (+)

Dans la forteresse de Kuelap
Nous redescendons le site et sautons dans un taxi nous ramenant à Chachapoyas. Nous terminons la première journée avec Auré et Virg' par un Pollo a la brasa suivi d’un petit ciné à 4 dans notre chambre. 
Le lendemain, au moment de s’acheter du pain pour le petit dèj’, une sueur froide envahit Aurélien : la cagnotte et son portefeuille sont vides !!! Un montant à trois chiffres qui fait bien mal… La veille, pendant que nous regardions un film à 4 dans notre chambre, des gens sont entrés dans la chambre d’Aurélien et Virginie sans infraction (ils avaient la clef…), ont vidé les deux portefeuilles et les ont remis à leur place (un sur la table, l’autre dans une pochette interne du sac d’Aurélien fermée !). On accuse les responsables de l’hôtel d’être de mèche, mais que faire… (-)

La journée est plombée… on part observer la cascade de Gocta (771 mètres de haut) puis prenons un bus de nuit depuis Pedro Ruiz vers Tarapoto.

 J18: Yurimaguas
Dernière ville accessible par la route au nord-est du Pérou. Si on veut continuer plus à l’est et s’enfoncer davantage dans la forêt amazonienne, il faut faire le reste par voie navigable (ou aérienne).
Yurimaguas
A notre arrivée, nous sommes assaillis par les rabatteurs en mototaxi nous proposant tous des logements à prix défiant toute concurrence. Vu la mauvaise expérience du dernier hôtel, on se rabat sur un hébergement conseillé par le Lonely Planet.
La journée, nous organisons l’excursion dans la jungle pour les jours à venir (choix de l’excursion et des guides, achat de hamacs et provisions,…), faisons nos lessives, nous promenons dans la ville, prenons l’apéro au bord de la piscine de l’hôtel,… Le soir, c’est la fête nationale. Nous trainaillons un peu au concert sur la place de la ville et allons dormir avant 22h. Les nuits en bus nous ont claqué et demain, faut se lever tôt…
J19: Transit Yurimaguas– Lagunas

Souper sur le Henry IV
À 8h, nous montons dans le Henrry IV vers Lagunas. Il s'agit d'un bateau cargo (+) qui circule entre Yurimaguas et Iquitos (le trajet prend 3jours/3nuits). Sur son chemin, il ravitaille les villages en provisions, véhicules, animaux, ... C'est assez fou de voir la quantité de bazar à bord: sur le pont un tuk-tuk flambant neuf à gauche, un boeuf à droite, un gros sac marchant tout seul plus loin (...on comprend après qu'une énorme tortue y était enfermée). Au premier et deuxième étages, les passagers affalés dans les hamacs et un chef cuisinier qui prépare à manger pour tout le monde.  Une ambiance tranquille au rythme de l'Amazone. Après 12 heures de trajet, nous atteignons Lagunas (village intermédiaire avant Iquitos) et y dormons dans la maison de Klever, notre guide pour les six prochains jours en jungle.
J20-25: Six jours en jungle
Lors de nos six jours en jungle, nous ne sommes pas entrés dans la réserve Pacaya Samiria (le parc national des lieux). Ceci nous évitait de croiser des bateaux de touristes, dormir dans des bungalows pour touristes et payer la taxe journalière (nous avions déjà fait une telle excursion en Bolivie). Nous étions accompagnés de trois guides : Klever, Reninger et Regner. Les deux premiers jours, nous étions avec deux Allemands, les 4 suivants tous seuls !
Tous les jours, c’était du poisson au menu (pêché le jour même) avec du riz, bananes, manioc et quelques légumes.

En promenade


Dauphin rose, difficile à photographier...
Le premier jour était assez court… on quitte le village de Lagunas en barque sur l’heure de midi, naviguons quelques heures lentement pour observer les animaux, faisons une marche à pied dans la jungle à la rencontre de quelques grands arbres centenaires et des millions d’insectes et dormons finalement dans une hutte dans le village de Regner (guide). Durant la journée, nous avons vu quelques dauphins roses, pleins d’échassiers blancs, des fourmilières en plein travail, des mantes religieuses, quelques araignées et beaucoup de papillons différents dont un immense. Evidemment, on a oublié le nom de toutes ces bébêtes...
Repas sous la pluie au campement
Un beau piranha
Le deuxième jour, nous partons le matin à pied vers une lagune reculée, la traversons en  barque et pêchons le piranha et autres poissons à côté de petites grenouilles assez marrantes. Après le dîner, nous quittons le village, naviguons à peine une heure en barque et bivouaquons juste devant la « piscine aux dauphins » (dixit Klever) : un point de rencontre entre deux rivières où, à quelques mètres de nous, des dizaines de dauphins de tous types sautent de tous les côtés… trop rapides et imprévisibles ces mammifères pour qu’on puisse bien les prendre en photo. Nous avons tenté de nager près d’eux mais impossible de les approcher : le courant nous pousse très vite trop loin et ceux-ci ne s’approchent pas de nous comme ceux rencontrés dans la jungle bolivienne ! A quatre heures, un orage s’abat sur nous, nous courons nous réfugier dans le campement construit par les guides.


Un martin pêcheur
Une grenouille
Le troisième jour, nous passons la journée sur la barque et nous nous enfonçons dans des bras morts de la rivière à la rame. Nous croisons des centaines de martins pêcheurs sonnant l’alerte très bruyamment à notre arrivée, quelques anhingas (totem d’Elisabeth), des petits oiseaux jaunes très vifs, un courlis (totem d’Aurélien), un aigle … et ressuscitons (enfin surtout Klever...) une petite tortue prisonnière des filets de pêcheurs grâce au bouche à bouche! Ce n’est pas une blague ! Le soir, nous partons pour quelques heures de barque nocturne et approchons de très très près des énormes grenouilles, tout type d’oiseaux en plein sommeil et voyons l’un ou l’autre œil de crocodile.
Construction du "pont"
Le quatrième jour (++), nous levons le camp et partons vers un endroit où (d’après les guides) aucun touriste n’est déjà allé. Regner, l’assistant de Klever, assure qu’il connait une lagune reculée où il y aurait plein d’animaux, dont pas mal de gros crocos. Nous montons le camp à une heure de marche de la lagune puis partons en expédition. À 20 mètre du plan d’eau, c’est la jungle comme on se l’imagine. Impossible de passer sans machette. Nous passons l’après-midi à se frayer un chemin à la machette autour du lagon et à sécuriser le passage au-dessus (voir photo). L’objectif est de revenir le lendemain soir, en faisant un minimum de bruit.
Ce qui est sûr, c’est que Regner ne nous a pas menti : personne n’est encore passé par ici, il y a des traces de tapirs partout, quelques empreintes d’un « ours de la jungle » (on ne sait pas trop ce que c’est…) et quelques gros crocodiles ont détalé à notre arrivée. Sur le chemin du retour vers notre campement, des dizaines de singes sapajous (totem de Virginie) courent dans tous les sens et sautent d’arbres en arbres au-dessus de nos yeux.

Notre pirogue
Un des sapajous
La tortue sauvée


Bébé singe blanc
Le cinquième jour (+++), c’est le jour J. Le jour sans lequel notre excursion dans la jungle n’aurait jamais tant marqué nos mémoires… Dès le petit dèj, le Klever nous ramène un bébé crocodile qu’il a attrapé à l’endroit où nous nous  lavions la veille. Nous partons ensuite en expédition à pied dans la jungle où un spectacle incroyable s’offre à nous : après 15 minutes un tamandua (un singe à longue trompe mangeur de termines arboricoles) passe devant nous ; une heure plus tard nous entendons les cris des grands singes blancs au loin.  Soudain, les guides foncent en courant à travers tout, on les suit, Elza en déchire son pantalon, Sylvain tache sa chemise de sang, Aurélien s’émerveille et crie « bam !… bam !… bam !... » à chaque saut/vol plané de singe et le visage de Virginie perle de sueur (comme nous tous d’ailleurs…). Nous avons à peine le temps de reprendre notre souffle qu’on entend au loin Reninger hurler à l’aide. On s’inquiète un quart de seconde mais à voir les yeux de Regner briller, on comprend que le Reninger a le jackpot : un bébé singe blanc ! Les guides attrapent l’animal effrayé qui s’attendrit rapidement au regard doux d’Aurélien… Après coup, on se dit qu’on aurait mieux fait de pas prendre ce bébé en main, mais sur le moment même, comment résister à ce petit bout ’chou…
Croco fraichement "pêché" par Reninger

On est loin d’être au bout de nos surprises… En fin de journée, nous marchons vers la fameuse lagune de Regner où nous avions préparé les lieux la veille. Le but : voir des crocos D’abord, une longue attente pour que la nuit tombe où le bourdonnement des moustiques est la seule musique disponible! Ensuite, on se dirige vers les bords de la lagune…on aperçoit au loin des yeux de croco et de caïmans. On s’imagine la taille des spécimens mais ce n’est pas très effrayant…ils sont bien loin. Finalement, vient le moment où Reninger et Regner se mettent à l’eau pour aller nous chercher un croco….on HALLUCINE !! avec beaucoup de prudence, les deux guides s’éloignent, chacun checkant les yeux oranges à gauche à droite…et finalement, bingo, Reninger en détient un ! un petit ... mais déjà une bouche bien coriace ! 


Une mygale


Le dernier jour, un peu dur de rivaliser avec les jours précédents… Le matin, nous cherchons en barque pendant 2 heures des crocodiles et des grosses tortues… Rien vu de tout ça. Nous allumons ensuite le moteur et naviguons vers le village de Lagunas pour y arriver vers 17h. A 20h30, nous montons dans le bateau-cargo vers Iquitos.



 J26 : Transit Lagunas – Iquitos
Nous quittons Lagunas comme nous sommes arrivés, en bateau cargo mais pour 36 heures cette fois-ci (1jour, 2 nuits). Le tri des photos, la rédaction du blog sur la Bolivie et les parties de cartes font passer le temps très vite. Nous passons deux bonnes nuit en hamac, voyons des dauphins, regardons les transferts de passagers et marchandises au passage de chaque village,…

De retour sur le Henrry IV, bateau cargo reliant Yurimaguas à Iquitos

J27-28 : Iquitos
Enfants de Belen
Nous débarquons à Iquitos le matin et cherchons un bon bout de temps une auberge. Tout est plein ou trop cher. On trouve finalement un hébergement avec piscine pour deux fois rien grâce à l'aide d'un local ! L’après-midi, nous nous promenons dans la ville et décidons d’avancer notre vol vers Lima. Dans la ville d'Iquitos, il n’y a pas grand-chose à voir et hors de la ville, la jungle, on la connait plus que bien après nos 6 jours d’expédition (voir J20-25). Cela nous permettra d’avoir le temps de surfer à nouveau à Lima !

Une des rues principales de Belen
Le deuxième jour à Iquitos, nous nous baladons dans le marché de Belen (+). Situé en contrebas de la ville, il s’agit du quartier populaire de la ville. Un monde complètement différent. La moitié de l’année, les eaux du fleuve envahissent le quartier et le gens ne se déplacent qu’en barque ou à l’aide de planches entre les maisons construites sur pilotis ; le reste de l’année, on peut déambuler dans les rues du marché. Pour notre part, nous avons pu nous promener dans le marché où on trouve tout et n’importe quoi : des produits normaux, mais aussi des tortues dépecées ou vivantes, des singes, des caïmans, des oiseaux tropicaux, des plantes médicinales…l’odeur est assez forte, ça pique les yeaux avec les tonnes de poissons qui fermentent au soleil, les poulets qui pendent, la chaleur moite et les ordures… un vrai spectacle à ne pas manquer quand on est à Iquitos !
Un sèche-linge dans le village de potiers

L'après-midi, nous montons dans une "barque-bus" vers un petit village au alentours de la ville. L'objectif initial était de voir une tribu mais on se rend vite compte que, autour d'Iquitos, voir du "traditionnel" se monnaie très fort. Nous changeons nos plans et nous rendons dans un village de potiers... où nous avons eu beaucoup de mal à en trouver un... On passe finalement une bonne partie de l'après-midi à taper la carte avec quelques bonnes bières fraîches...
Vamos a correr !



J29-30 : Lima
Retour à Lima en avion, nous avons la journée pour aller manger un dernier ceviche, boire les derniers pisco sour, surfer un dernier coup, dire au revoir aux amis d’Elza et faire nos valises avant de nous envoler le jour suivant vers Cuba, notre dernière destination avant le retour au plat pays !




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