Nouvelle Zélande


RESSENTI DU PAYS
Veuillez vous référer au poste du 6 mai 2012 intitulé
"3350 kilomètres en Toyota Starletdans l'onglet acceuil


DETAILS DU VOYAGE
(23 fév – 27 mar 2012 ;  21 - 26 avr 2012 )


Introduction

Nous avons décidé de consacrer un mois à la Nouvelle Zélande et avons choisi de visiter seulement l'île du sud. Pour la première fois de notre TDM, nous avons loué une voiture pour le mois: grand territoire, peu de bus, campings gratuits hors des villes,... Au final, le voyage en voiture (location+essence) nous est revenu bien moins cher et plus confortable (flexibilité, abris en cas de mauvais temps, réservoir de nourriture,...) que si nous l'avions effectué en bus (passe du bus et nuit dans les sites touristiques très chers).
Nous avons visité l'île du sud dans le sens des aiguilles d'une montre à partir de Christchurch (ville où nous avons atterri).
Nous sommes également allés quelques jours à Auckland (île du nord) pour y faire du woofing (travail bénévole nourri-logés), histoire de se poser quelques jours et avoir un petit chez-soi après 7 mois de voyage.  

Source: Lonely Planet

Île du sud (23 fév - 23 mar 2012)

Les premiers km en Toyota Starlet (Christchurch et Akaroa)

Notre petite voiture à ses premiers km
J1-2: Directement après l’atterrissage à l’aéroport de Christchurch, on réceptionne notre bolide: une vieille Toyota Starlet griffée de tous les côtés! Nous circulons un peu stressés en agglomération (conduite à gauche mais priorité de droite, ça déboussole un peu) et plantons la tente dans un camping à l’extérieur de la ville (20EUR pour deux). Levés à midi (11h de vol depuis Kuala Lumpur, ça tue), nous tentons pendant plus d’une heure à pénétrer dans le centre-ville avant de se rendre compte que tous les accès y sont encore bloqués à cause du tremblement de terre de février 2011 qui y a tout détruit! On récupère la nouvelle carte maestro (pour remplacer celle perdue à Hong Kong) envoyée au consulat belge puis, la fin de journée approche, on rentre au camping.
J3: Levé de bonne heure cette fois, on roule quelques heures cap sud vers la Banks Peninsula jusqu’à un village français: Akaroa. Là, nous voilà directement confrontés à un «problème» du pays (-): pas une activité à moins de 100EUR! (ex: nager avec les dauphins, deux heures de pêche,…) Résultat, nous n'en faisons aucune, reprenons la voiture et sillonnons les collines aux alentours pour profiter des vues magnifiques sur la baie. En fin d’après-midi, on part en direction du Mont Cook et, ne voulant pas payer un camping super cher à nouveau, on frappe timidement à la porte de la première grosse ferme pour demander d'y planter la tente. Nous sommes accueillis les bras ouverts chez une famille sud-africaine où tous les garçons sont scotchés devant la télé toute la soirée: un match de rugby NZ-Afrique du Sud en direct, ça s’excuse!   

Vue sur la baie d'Akaroa


En route vers le sommet de la Nouvelle-Zélande (Aoraki/Mont Cook – 3754m) (++)

Lac Tekapo vue depuis l'observatoire spatial
J4: Debout à 6h du mat, on aide le père de famille à nettoyer le matos (de compétition!) qu’il vient d’utiliser pour la traite de ses 800 vaches. Puis, après un grand bol de lait bien frais, on prend la route vers le lac Tekapo. Quel plaisir de rouler à travers des paysages grandioses… Arrivés au lac à l’eau incroyablement turquoise, nous faisons une balade de quelques heures jusqu’à un observatoire spatial établi sur une des collines avoisinantes. On risque de vous le répéter souvent dans ce récit de NZ: les paysages sont magnifiques! En milieu d’après-midi, on remonte dans notre F1 direction Mont Cook. À mi-chemin, on plante la tente sur un site gratuit au pied du lac Pukaki avec une vue magnifique sur le sommet de la NZ.


Le bleu turquoise du lac Tekapo

Glacier Hooker  en avant plan- Mont Cook en arrière plan
J5-6: Après une heure derrière le volant au milieu d’une immense pleine entourée de montagnes, la route s’arrête au pied du Mont Cook dominant outrageusement toute la vallée. Nous voilà partis pour plusieurs heures de randonnée vers deux glaciers fondants (Tasman & Hooker glaciers) où on approche de vrais petits icebergs flottants. Spectacle un peu triste à regarder... Au milieu de la vallée, à 200 mètres du chemin de randonnée (en règle avec  la loi néozélandaise), on plante la tente. Tout seuls, personne à des heures de marches, tout simplement génial! Levés aux premiers rayons du soleil, nous redescendons jusqu’à la voiture, y laissons les gros sacs et montons avec le stricte minimum jusqu’au refuge Mueller Hut. Après quelques heures d’ascension dans les nuages, 500 mètres avant le «sommet», on passe au-dessus des nuages. Là, une vue à couper le souffle! On assiste même en direct à quelques « petites » avalanches sur le flanc de la montagne voisine. Petite pause en haut puis descente à la voiture. On roule en direction de la côte est et choisissons une maison au hasard en chemin pour y planter la tente. Super accueil et dodo en caravane offert par nos hôtes !


Vue sur le Mont Cook au dessus des nuages - Mueller Hut

Hors des sentiers battus (Oamaru, Dunedin, les Catlins, Invercargill)

Un des nombreux phoques à Oamaru

Trois lionnes de mer à Dunedin
Vue sur la péninsule de Dunedin
Nugget Point
Deux jeunes manchots antipodes
J7-8-9-10: Pluie, pluie, pluie et re-pluie. Arrivés le matin à Oamaru, bloqués par une météo exécrable, nous patientons en faisant des dégustations de fromage et whisky. Une légère éclaircie nous laisse le temps d’aller voir une colonie de phoques dans le coin, la première d’une longue série…  On remonte dans la Toyota Starlet direction Dunedin pour aller voir cette fois-ci des lions de mers sur-excités! Un déluge s’abat sur nous en pleine balade, on court à travers les dunes se réfugier dans la voiture et n’ayant aucune envie de planter la tente dans ces conditions, on trouve un parking reculé à l’abri des policiers. Nous y voilà, les sièges inclinés à fond, les pâtes qui cuisent sur le bec bunsen entre les jambes d'Elza, un petit verre de vin en main,… un souper-dodo dans la voiture, le premier d’une longue série lui aussi… On quitte les lieux aux premiers rayons du soleil direction la piscine de Dunedin (faut bien se laver de temps en temps…). On flâne ensuite un peu dans la ville avant de reprendre la route, essuie-glaces à vitesse max, vers Nugget Point (+) – un phare sur une avancée dans l’océan pacifique. Une grande atmosphère règne sur ce très beau site. A dix minutes de là, une petite dame de 85 ans accompagnée de son fils en visite nous invite à planter la tente dans son jardin, à souper et à passer la soirée (jusqu’aux premières heures du matin!) à coté d’un feu de bois en mangeant plein de chocolats à toutes les saveurs. Le pied ! Dire qu’à cet instant, il pleut des cordes dehors…. Le lendemain, comme si nous n’avions pas été assez bien accueillis, Elisabeth se voit offrir un petit pot d'huile essentielle de lavande (100%!) produite artisanalement par la mamie… Qu’ils sont gentils ces Néozélandais. Toute la matinée, nous roulons à travers les paysages magnifiques des Catlins, faisons un détour jusqu’à la cascade la plus photographie de NZ (-) et atteignons notre endroit préféré de NZ: La Porpoise Bay (++) où des dauphins Hectors (espèce endémique de l’île du sud de la NZ - plus qu’une centaine d’individus) nous narguent à 10 mètres seulement de nous… Il fait 5°, il vente, il pleut,… On hésite longtemps à aller nager avec eux (ces dauphins sont très curieux et aiment nager avec l’homme) mais il fait vraiment trop froid…On pense passer une nuit sur place (camping où des lions de mers se promènent régulièrement entre les tentes), mais les prévisions météo n’annoncent rien de mieux pour le lendemain, nous quittons donc l’endroit frustrés (nous le sommes encore toujours au moment d’écrire le texte…). Pour rendre cet endroit encore plus magique, à 500 mètres de là, il y a une forêt pétrifiée érodée par les marées où nous approchons de très près des manchots antipodes (yellow-eyed penguin – également espèce endémique de l’île du sud de NZ). Et dire que tellement de touristes zappent cette région ! En fin de journée, nous reprenons la voiture et plantons la tente un peu avant Invercargill chez un éleveur de moutons. Le jour suivant, on plie la tente pleine de crottes de moutons, circulons dans Invercagill (-) puis roulons jusqu’à Te Anau. Là, on se prend les trois premiers refus de planter la tente chez l’habitant nous conseillant chacun d’aller au camping gratuit à quelques kilomètres de la ville (on devient difficile, un camping gratuit n’est plus assez bien pour nous, on aime leur accueil, la rencontre,…)

Un peu de sport quand même (Kepler Track)

Elisabeth sur les crètes du Kepler track
Deux Kea rencontrés sur le Kepler Track
J11-12: Il est midi, le ciel est bleu, on fait nos premiers pas sur le Kepler Track (Great Walk – sentier de randonnée sur-aménagé à notre goût). Après 6 heures de marche presque exclusivement dans la forêt, on plante la tente dans le «camping ground» juste avant la montée vers les cîmes. Erreur de débutants: nous avons cru l’office du tourisme nous disant qu’il était virtuellement impossible de planter la tente à 200m du chemin (faux!) et avons donc payé 25EUR pour deux (emplacement à payer obligatoirement avant le début de la balade) pour rien. Mis-à-part une toilette et une prairie pleine de « sandflies », aucun aménagement… une bonne arnaque… Le lendemain, c’est une grosse journée de marche au menu: grimpette non-stop le matin, balade sur les crêtes en milieu de journée (+) et descente vers Te Anau en fin d’après-midi. Les vues depuis les crêtes sont impressionnantes, dommage que le temps ne soit pas avec nous: le ciel est bouché et le vent souffle très fort. En fin de promenade, on rencontre Marie et Thomas, deux basques très sympas qui nous conduisent à notre voiture à 10km de la ville… On rentre finalement passer la nuit au même camping gratuit qu’il y a deux jours.


Les fiords de NZ (Milford Sound)

J13-14: Le Milford Sound (site le plus visité de NZ pour son emblématique Mitre Peak, un pic s’élevant à 1692 m les pieds dans l’eau) n’est accessible que par une route en cul-de-sac (2 heures aller). On tente d’y aller en autostop pour économiser un peu d’essence mais le voyage en voiture nous a fait perdre toute patience. Après 20 minutes, nous abdiquons et faisons vrombir le moteur de la Starlet. A mi-chemin, à la sortie du Homer Tunel nous menant au milieu de la vallée glacière, c’est l’apocalypse: une drache continue comme on n’a encore jamais eue. Les flancs de montagnes se transforment en immenses cascades (+). Hyper impressionnant! Arrivés au bout de la route, grosse déception, on ne voit rien à plus de 10 mètres… Pour ne rien arranger, la voiture choisit ce moment pour faire ses premiers caprices: batterie naze, on sort les pinces pour la redémarrer. Après une longue hésitation, on décide de patienter jusqu’au lendemain dans la voiture au milieu du parking. Scénario habituel: sièges abaissés, cubi de vin, bec bunsen entre les pieds,… Au lever, la météo n’a pas changée. Nous ayant promi des éclaircies dans l’après-midi, on patiente en faisant un scrabble dans l’unique hôtel du site et à midi pile, les premiers rayons de soleil sortent ! On court vers l’embarcadère des ferrys proposant des «croisières» de 2h dans le fiord. Nous voilà au milieu du Milford Sound sous un soleil de plomb! Cascades, flancs de montagne couverts de forêts pluviales primaires tombant à pic dans l’eau, phoques, grands dauphins (bottlenose dolphin),… (+) Nous voilà bien récompensés par notre patience ! On remonte dans notre petite voiture et retournons vers Te Anau. Les cascades recouvrant totalement les flancs de montagne la veille ont totalement disparu, complètement fou! Nous traversons Te Anau et continuons jusqu’à l’entrée de Queenstown où nous plantons la tente dans un jardin.

Milford Sound avec le Mitre Peak à droite (vue depuis le parking)
  
La capitale de l’adrénaline (Queenstown et ses environs –Cromwell, Wanaka,…)

J15: Arrivé à Queenstown, nous nous promenons dans le parc, assistons à une partie de bowling sur gazon (très british !) et flânons dans le très mignon centre-ville (totalement différent des autres villes de NZ!). Queenstown est connue pour être la capitale de l’adrénaline. Vous trouvez tout ce que vous voulez dans le domaine : saut à l’élastique, saut en parachute, speed boat, hélico,… Evidemment, tout ça a un prix et on préfère garder l’argent pour un hypothétique voyage dans les îles du pacifique le mois suivant…. A la place de tout ça, on fait une balade vers un point de vue superbe sur le lac Wakatipu au pied duquel se trouve Queenstown. En fin d’après-midi, on roule entre les vignes et ensuite dans les gorges de la rivière Kawarau (paysages dans les seigneurs des anneaux) pour atteindre Cromwell où on plante la tente chez un petit cultivateur de fruits.

Queenstown (à droite) au pied du lac Wakatipu

Wanaka - sur la route vers le début de la balade
J16: Nous travaillons un peu dans le «potager» de notre hôte,  faisons le plein de fruits et roulons jusqu’au lac Wanaka. La région est magnifique! Nous choisissons d’y faire la balade jusqu’au pied du glacier Rob Roy: la route jusqu’au début de la balade vaut à elle seule le détour (++). Le soir, après avoir essuyé plusieurs refus de planter la tente dans un jardin (ce qui nous a bien refroidis pour la suite…), on se résigne à faire dodo dans un camping DOC de la région (payant - 8 EUR à deux).



Un glacier qui recule (Franz Josef) , l'autre qui avance (Fox)

Le glacier Fox

J17-18-19: On retourne dans la ville de Wanaka, regardons depuis derrière des barrières le festival annuel et partons ensuite vers les glaciers Fox et Franz Josef. La pluie tombe toute la journée et détrempe nos sacs… L On décide d’aller directement planter la tente dans le site de camping DOC gratuit de la région et y rencontrons par hasard Marie & Thomas (voir le Kepler Track). Au lever, pluie pluie et pluie… On choisit de passer la matinée dans un café à taper la carte avec les Basques en espérant voir une amélioration… rien n’y fait, la météo ne change pas. Nous décidons d’avancer tout de même et reprenons la route (après que Marie et Thomas redémarrent notre voiture à l’aide des pinces…) pour la journée en s’arrêtant aux points d’intérêts suivants : les glaciers Fox et Franz Josef (+dans le brouillard, les Pancakes Rock frappés par de violentes vagues à Punakaiki et les colonies de phoques en pleine sieste sur les rochers de la Tauranga Bay (près de Westport).
La vallée du glacier Franz Josef
Nous roulons jusque tard dans la nuit sur des routes sinueuses entrant à l’intérieur du pays et plantons la tente dans un camping DOC (payant). On se réveille sous un ciel bleu (enfin !!) et, dès l’ouverture de la tirette de la tente, on est attaqué par des millions « sandflies » ! Une horreur, incontestablement les pires insectes de notre tour du monde! On reprend la route jusqu’au parc national d’Abel Tasman en s’arrêtant en chemin par la ville de Motueka pour y faire le plein de provisions. Après à nouveau plusieurs refus de planter la tente dans le jardin des locaux (alala.. il est loin le temps du début de voyage en NZ où dès la première maison, c’était un grand et souriant « yes, you are welcome » les bras ouverts !), on plante la tente, à l’entrée du parc, dans le camping le plus chérot jamais eu.


Un trek costal à travers des criques et plages de sable blanc (Abel Tasman National Park)

Une des nombreuses plages d'Abel Tasman
Castle Rock Hut - un refuge de back country trek
J20-21-22-23: Levés de bonne heure, nous voici partis pour notre second «Great Walk». La tente, les matelas, les sacs de couchage et 4 jours de bouffe… autant vous dire que les sacs ne sont pas tout légers. Dès la première heure de marche, nous sommes à nouveau surpris par des paysages totalement différents de ceux déjà vus dans ce pays. Après s’être promenés entre des sommets enneigés, à coté de lacs turquoises, sur des plages de galets frappés par de gros rouleaux, à deux mètres de lions de mers au milieu d’une tempête, aux pieds de glaciers immenses,… qui aurait pu s’imaginer trouver dans le même pays des plages de sable blanc faisant face à une mer sans la moindre vague avec une eau limpide (+). La diversité de paysages dans ce pays est vraiment incroyable (et on n’a que fait l’île du sud…). Revenons-en au trek : le premier jour, nous marchons sur le chemin du Great Walk (donc très bien aménagé, vraiment accessible à tout le monde), traversons quelques plages de sable blanc, prenons de superbes clichés mais croisons pas mal de monde. Cette fois-ci, nous n’avons pas écouté l’office du tourisme qui avait le même discours que celui du Kepler Track (voir plus haut) et plantons la tente à l’écart du chemin, totalement enfouie dans les buissons. Le lendemain, nous continuons le Great Walk jusqu’à Totaranui puis quittons la côte et montons dans les montagnes pour faire un «Back Country Treck». La différence est radicale: les chemins sont très peu aménagés (nous avons dû sans cesse franchir plein d’arbres couchés par un récente tempête), la direction à suivre est bien marquée par de petits triangles oranges, les montées et descentes sont très raides,… Toutefois, les refuges sont tout simplement géniaux (+)! Fonctionnant sur le principe de l’honnêteté (pas de contrôle), pour 3€/pers vous dormez, souvent tout seuls, dans de superbes petits chalets munis d’un poêle au bois-charbon (avec bois sec prédécoupé), d’un accès à de l’eau de pluie, d’une toilette et de bons matelas. (Nous avons dormi dans le Awapoto Hut et le Castle Rock Hut). Les paysages du Back Country Trek étaient assez monotones (au milieu des bois toute la journée) excepté le quatrième jour de marche où nous avons eu une superbe vue sur plusieurs baies entourant l’Abel Tasman National Park. Cependant, il n’y a personne, le peu d’aménagement des chemins donne un sentiment d’aventure (pas du tout ressenti sur les Great Walks) et les soirées/nuits en refuge valent à elles-seules le détour! C’est pendant ce trekking qu’Elza a ses premières allergies: l’oreille droite qui gonfle suivit de la gauche, la main droite puis la gauche, le contour de l’œil droit puis le gauche. Assez interpelant l’enchainement…
On rejoint notre petite voiture le quatrième jour en fin de matinée qui nous conduit gentiment jusqu’à Nelson dans un camping génial et pas cher: réparation de la tente (arceau cassé pendant le trek), lessive, douche, cuisine et soirée télé.  

Vue sur Abel Tasman

La Cloudy Bay, elle porte bien son nom celle-là ! (Picton, Blenheim, Queen Charlotte Sound)

Les vignes à Blenheim

J24-25-26: On se lève tôt pour assister au marché dominical de Nelson… assez décevant, ce n’est qu’une brocante de babioles! On reprend alors la route assez vite en direction du trek « Queen Charlotte » à l’extrême nord-est de l’île du sud. Arrivé à Picton, le temps se gâte, la météo annonce du mauvais pour les jours à venir, excepté une éclaircie dans deux jours. Nous décidons donc de reporter le trekking dans deux jours et descendons vers Blenheim, ville (région) très connue en NZ pour la culture du raisin, afin d’y faire des dégustations de vin le lendemain pendant le mauvais temps annoncé.
Les tornades sur le Queen Charlotte Sound
On fait un détour par la route côtière en gravier pour dormir dans un site DOC gratuit dans la Robin Hood Bay. Très belle baie. Le lendemain, comme prévu, on enchaine les dégustations de vin gratuites… quel plaisir, ça nous rappelle l’Alsace… en plus, il fait beau! Le soir, le vent se lève. Nous remontons la route vers Picton et  parquons la voiture sur une aire de repos pour y passer la nuit (souper-ciné-dodo dans l’auto). Une tempête se lève. Malgré que nous soyons garés entre deux gros mobil homes, la voiture est secouée dans tous les sens toute la nuit (bien flippant)! Le jour suivant, bien que la météo ne fait que s’empirer, on remonte quand même la route jusqu’au trek « Queen Charlotte ». Le paysage est impressionnant: entrée de la mer jusque profond dans les terres via de grosses vallées. Dommage que le temps ne soit pas avec nous…  Assis dans la voiture, petite vinasse en main, nous observons pendant plusieurs heures les tornades se formant au-dessus de l’eau.  Le soir, nous quittons les lieux, roulons dans la direction de Kaikoura et nous arrêtons bien après le coucher du soleil sur une aire de repos.

Le refuge de la faune marine: phoques, baleines, dauphins, …  (Kaikoura)

Elisabeth au pied des rochers
J27-28 : On arrive dans l’aprèm à Kaikoura, une péninsule à 180 km au nord de Christchurch très réputée pour la grande diversité de faune marine qu’on peut y observer: baleines, dauphins, phoques, oiseaux marins,… Nous n’avons payé aucune expédition en bateau pour aller voir les baleines (trop chère, on espère en voir pour moins cher en Argentine…) toutefois nous avons tenté deux fois de faire le tour de la péninsule aux pieds des falaises (++). Le premier jour, échec cuisant sous une météo exécrable: à mi-chemin, nous sommes bloqués par une véritable armée de phoques pas très commodes du tout (rien à voir avec les phoques d’Oamaru, voir ci-dessus) et sommes forcés de faire demi-tour.  Le deuxième jour, le retour du soleil nous donne envie de retenter l’expérience: cette fois-ci, alors qu’on pensait avoir franchi les pires bataillons de phoques, nous voilà forcés d’escalader à toute allure la falaise à cause d’un seul et unique phoque, plein de rage, nous courant après... à nouveau, l’échec! Nous rentrons le soir dormir au même  camping DOC gratuit que la veille…
Petit mot sur Kaikoura: bien que l’endroit soit très touristique, nous avons bien aimé ce lieu. Les paysages sont magnifiques, la faune y est incroyable et il est facile d’éviter la foule en quittant les chemins battus (ex : balade aux pieds des falaises complètement seuls face à la nature).

La péninsule de Kaikoura

Les blessures indélébiles d’un tremblement de terre (Christchurch)

Le nouveau centre commercial en containers
J29-30: Le matin, au moment de quitter la péninsule de Kaikoura, nous apercevons au large des dizaines de dauphins sautant le corps entier hors de l'eau pendant plus de 30 minutes.   Après un mois de voyage à travers l’île du sud, nous voici de retour à notre point de départ: Christchurch. Le centre-ville étant encore complètement détruit par le tremblement de terre d’il y a plus d’un an, l’accès y est interdit au public. Donc plus grand-chose à y visiter…. Pour redonner vie à la ville, un nouveau centre commercial fait en containers peints en couleur vive a été construit. Très sympa, très chouette initiative! On passe la dernière nuit sur l’île du sud dans le même camping que la toute première nuit. Le lendemain, on nettoie notre brave Toyota Starlet avant d’aller la rendre à son propriétaire, 3350 km de plus au compteur. En milieu d’après-midi, nous voici dans l’avion vers Auckland, l’île du nord de la Nouvelle Zélande où nous sommes attendus chez un couchsurfeur.



Île du nord (23-27 mars 2012 & 21-26 avril 2012)


Auckland – 4 jours à chercher désespérément un yacht partant vers les îles du Pacifique

Notre affiche...
J1-2-3-4 : Nous sommes accueillis initialement pour deux nuits, finalement pour quatre chez Dave, un couchsurfeur domicilié près du Mt Roskill (quartier sud d’Auckland). Chose impensable en Europe, n’étant pas chez lui le premier soir où nous étions sensés arriver, Dave nous envoie un petit mail en nous donnant la cachette où sont posées les clefs de la maison et nous invite à disposer des lieux comme si c’était notre maison ! Jusque-là, nous nous n’étions encore jamais vus, jamais parlés excepté un échange d’e-mails…
Pendant quatre jours, nous passons nos journées à chercher comment trouver un yacht partant aux îles du Pacifique pour se proposer comme matelots en herbe: affiches posées dans les clubs de yachts, discussions avec des tenanciers de cafés sur le port, recherche internet,… Après trois jours de recherche intense, pas la moindre opportunité et toujours les mêmes recommandations: «revenez dans quelques mois, ce n’est pas la bonne saison maintenant, risques de typhons…» (Pour les intéressés, ce genre d’expérience marche assez bien/facilement en bonne saison).
En fin d’après-midi du troisième jour de recherche, nous changeons de plans. Nous nous rendons au siège de l’agence aérienne «Air Vanuatu» et y obtenons une offre pour partir dès le lendemain pendant 24 jours aux Vanuatus ! YES ! Ça vaut bien notre première Délirium du tour du monde… Merci David !
Auckland

Waiheke Island - Auckland – 5 jours de woofing et un vrai petit chez soi

Elisabeth en plein boulot
J1-2-3-4-5 : De retour des Vanuatus, on rejoint le centre-ville d’Auckland (en autostop depuis l’aéroport) et montons à bord du ferry nous conduisant l’île Waiheke, à trente minutes de navigation depuis le centre-ville. Au bout du quai, Judy, notre hôte et chef, nous accueille et nous conduit à sa maison en style tibetain. Judy et John (recommandés par Marie et Thomas, cfr Te Anau) forment un couple de 60 ans pour qui nous avons travaillé bénévolement 4 heures chaque matin en échange d’un logement et des bons repas (= principe du woofing). Pendant ces quatre jours, nous avons eu un temps magnifique, le travail n’était pas très difficile, les repas succulents, la vue depuis la terrasse de la maison incroyable, l’île très charmante, notre chambre super cozi, l’accès à internet pour rattraper le retard dans notre blog, nos chefs très sympas et intéressants (6 ans de voyage en Europe après le secondaire)… Cela nous a surtout fait du bien de nous poser quelques jours !

On quitte l'île de Waiheke et par la même occasion la Nouvelle Zélande pour l'Amérique Latine
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