dimanche 10 août 2014

Hasta la victoria siempre


Cienfuegos - au volant d'une voiture américaine de 1951

Arrivés en début de soirée, nous voilà sur le territoire cubain… notre dernière destination avant le retour maison ! Il nous reste 15 jours à peine pour parcourir l’île : le compte à rebours est lancé !

Très rapidement, nous avons un premier aperçu, qui sera confirmé à de nombreuse reprises tout au long de notre séjour,  du fonctionnement du tourisme cubain : les touristes ne « cotisant » pas au système communiste, sont contraints à utiliser la « monnaie touriste » (le CUC). Ils ne peuvent pas profiter des bus locaux, doivent manger dans les restaurants à touristes,… Par exemple, nous sommes priés dès la sortie de l’aéroport de prendre un taxi hors de prix alors qu’un bus local fait la navette pour quelques centimes.  En rue et dans les petits commerces, nous utilisions toujours la monnaie des locaux (le pesos).
Tout achat en monnaie touriste est démesuré par rapport au coût normal. Ce système ne profite malheureusement qu’à quelques-uns : le gouvernement,  certaines familles aisées louant des chambres et les taximen. Voulant également leur part du gâteau, le reste de la population est devenue expert en subterfuges pour essayer d’extraire un maximum d’argent aux étrangers. Il était impossible pour nous d’avoir une relation de confiance avec un cubain. À chaque fois, 3 minutes après qu’un cubain nous ait accostés pour nous souhaiter la bienvenue à Cuba, dire qu’ils connaissent un belge, blablabla… (tjs le même baratin !), ils demandent « un bic », « des dollars », « des parfums », …  La Havane, pour ça, c’est l’enfer !

La beauté du pays et son identité culturelle ont toutefois marqué positivement notre séjour. Les cubains adorent vivre en rue : ils sortent leurs tabourets, tables, jeux de sociétés,.. et passent des heures sur les trottoirs à discuter, chanter ou jouer. Les vieilles voitures américaines sont partout, les vieilles bâtisses colorent les ruelles, le soleil est omniprésent,…. Toute cela donne un cachet terrible au pays !

Gare des bus de Santa Clara
La fierté vouée à Fidel Castro et surtout au Che est immense. Il y a des pancartes, des statues, des éloges, des graffitis à leurs noms partout ! Des témoignages émouvants nous ont également été rapportés. Si les avis sont parfois un peu plus modérés vis-à-vis de Fidel, nous ne pouvons en dire autant pour le Che. C’est impressionnant de sentir une telle unanimité et dévotion accordée à ce militant argentin.


Le frère de Fidel, Raoul Castro, a repris les rênes du pouvoir depuis maintenant quelques années. Il est moins extrémiste dans le communisme et on ressent d’ailleurs davantage de liberté dans l’entreprenariat. Fidel étant toujours derrière Raoul, le communisme reste omniprésent. Toutefois, nous nous demandons combien de temps ce système communiste sera maintenu après la mort de Fidel. Actuellement, des petits commerces s’ouvrent et certains cubains sont aujourd’hui dans une logique qu’on peut estimer davantage libérale/capitaliste que communiste.

Ces quinze jours à Cuba furent très intenses. Le rythme de visite était très soutenu : jusqu’aux derniers jours de notre année de voyage, nous tenions à voir un maximum ! C’est probablement le pays où nous avons le plus couru ! Heureusement, les logements en « casas particulares » (logement chez l’habitant) ont permis de rencontrer des cubains avec qui il était possible de discuter sans qu’ils nous demandent des « dollars », « parfum »,… et donc d’apprendre beaucoup sur la culture cubaine. C’est lors de ces nombreuses soirées que nous avons pu échanger sur leurs idoles politiques, goûter à la très bonne gastronomie cubaine, goûter aux traditionnels mojitos et fumer les cigares cubains.

Cayo Santa Maria, le rêve : tout seuls - soleil - sable blanc porcelaine - eau totalement transparente

Pour plus de détail sur ce voyage, rendez-vous sur la page Cuba


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