| Cienfuegos - au volant d'une voiture américaine de 1951 |
Arrivés en début de soirée, nous voilà sur le
territoire cubain… notre dernière destination avant le retour maison ! Il
nous reste 15 jours à peine pour parcourir l’île : le compte à rebours est
lancé !
Très rapidement, nous avons un premier aperçu,
qui sera confirmé à de nombreuse reprises tout au long de notre séjour, du fonctionnement du tourisme cubain :
les touristes ne « cotisant » pas au système communiste, sont
contraints à utiliser la « monnaie touriste » (le CUC). Ils ne
peuvent pas profiter des bus locaux, doivent manger dans les restaurants à
touristes,… Par exemple, nous sommes priés dès la sortie de l’aéroport de
prendre un taxi hors de prix alors qu’un bus local fait la navette pour
quelques centimes. En rue et dans les
petits commerces, nous utilisions toujours la monnaie des locaux (le pesos).
Tout achat en monnaie touriste est démesuré par
rapport au coût normal. Ce système ne profite malheureusement qu’à quelques-uns :
le gouvernement, certaines familles
aisées louant des chambres et les taximen. Voulant également leur part du
gâteau, le reste de la population est devenue expert en subterfuges pour
essayer d’extraire un maximum d’argent aux étrangers. Il était impossible pour
nous d’avoir une relation de confiance avec un cubain. À chaque fois, 3 minutes
après qu’un cubain nous ait accostés pour nous souhaiter la bienvenue à Cuba,
dire qu’ils connaissent un belge, blablabla… (tjs le même baratin !), ils
demandent « un bic », « des dollars », « des
parfums », … La Havane, pour
ça, c’est l’enfer !
La beauté du pays et son identité culturelle
ont toutefois marqué positivement notre séjour. Les cubains adorent vivre en
rue : ils sortent leurs tabourets, tables, jeux de sociétés,.. et passent
des heures sur les trottoirs à discuter, chanter ou jouer. Les vieilles
voitures américaines sont partout, les vieilles bâtisses colorent les ruelles,
le soleil est omniprésent,…. Toute cela donne un cachet terrible au pays !
| Gare des bus de Santa Clara |
Le frère de Fidel, Raoul Castro, a repris les rênes
du pouvoir depuis maintenant quelques années. Il est moins extrémiste dans le
communisme et on ressent d’ailleurs davantage de liberté dans l’entreprenariat.
Fidel étant toujours derrière Raoul, le communisme reste omniprésent.
Toutefois, nous nous demandons combien de temps ce système communiste sera maintenu
après la mort de Fidel. Actuellement, des petits commerces s’ouvrent et
certains cubains sont aujourd’hui dans une logique qu’on peut estimer davantage
libérale/capitaliste que communiste.
Ces quinze jours à Cuba furent très intenses.
Le rythme de visite était très soutenu : jusqu’aux derniers jours de notre
année de voyage, nous tenions à voir un maximum ! C’est probablement le
pays où nous avons le plus couru ! Heureusement, les logements en
« casas particulares » (logement chez l’habitant) ont permis de
rencontrer des cubains avec qui il était possible de discuter sans qu’ils nous
demandent des « dollars », « parfum »,… et donc d’apprendre
beaucoup sur la culture cubaine. C’est lors de ces nombreuses soirées que nous
avons pu échanger sur leurs idoles politiques, goûter à la très bonne gastronomie
cubaine, goûter aux traditionnels mojitos et fumer les cigares cubains.
| Cayo Santa Maria, le rêve : tout seuls - soleil - sable blanc porcelaine - eau totalement transparente |
Pour plus de détail sur ce voyage, rendez-vous sur la page Cuba
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire