jeudi 7 juin 2012

Des coups de coeur, des coups de gueule...notre préféré!

Enfants à Lamen Bay - île d'Epi

Le Vanuatu : 83 petits rochers dans le sud-ouest de l’océan Pacifique, en mer de corail,  entre la Calédonie et les Fidji. Comment ne pas y aller quand on est si près (Nouvelle Zélande) ?!

On y va sans trop se renseigner, on s’y risque … et quelle surprise ! Nous sommes effrayés par les prix exorbitants à tout niveau (logements, transports, activités,…). A peine arrivés, nous nous demandons comment on va faire pour s’en sortir financièrement pendant 24 jours. En pleine panique, on fait augmenter notre ligne de crédit...Nous sommes complètement affolés ! Et puis…après quelques jours, on se rend compte qu’il s’agit en fait de la promotion d’un tourisme de luxe et…après une semaine, on se rend compte qu’en se la jouant « local » (nourriture, dodo en tente et déplacement à pied), il y a moyen de visiter ce pays de manière bien moins chère (à part pour les transferts inter-îles qui restent assez chers si on prend l’avion et un peu plus économiques mais très très incertains si on prend les bateaux, cfr l’île d’Epi dans les détails du voyage!).

Le Vanuatu, c’est avant tout, le pays le plus différent et le plus surprenant qu’on ait fait jusqu’à présent. Nous avons tellement appris, tant sur leur culture que sur nous-mêmes ! Des coups de cœur et des coups de gueule, il y en a pour toutes les humeurs !  Quoiqu’il en soit, nous en gardons des souvenirs impérissables: expérience culturelle dans une tribu qui vit encore uniquement de la chasse à l’arc-à-flèches et de la cueillette et fait du feu en frottant deux bouts de bois, ascension jusqu’au cratère d’un volcan en éruption, partage de la vie quotidienne au sein d’une famille des îles, professeurs d’histoire improvisés dans le secondaire pendant quelques heures, poissons de toutes les couleurs vus en snorkeling puis dans notre assiette, …

Un vrai jardin d’Eden, tout y pousse. On pourrait plutôt même dire que tout tombe des arbres et pourrit sur le sol tellement il y a tout simplement trop ! 

Sur les îles de Vanuatu, il n’y a aucun animal dangereux (excepté le moustique porteur de la malaria à certains endroits), ce qui fait qu’on peut se promener et dormir n’importe où. L’eau est potable partout, dans n’importe quelle rivière, ruisseau, flaque,… Vraiment incroyable !!!
 C’est incontestablement la vie des îles comme on peut se l’imaginer :
-          Les hommes qui glandouillent toute la journée sous un arbre (plus paresseux que ça tu meurs…) et les mamas qui se promènent avec des sacs tissés en feuilles de palmier remplis de manioc, tarro et autres légumes inconnus par chez nous.
-          La mer chaude (parfois jusqu’à 35°!) et turquoise, les coraux et les milliers de poissons de toutes les couleurs….
-          Les petites îles où tout le monde se promènent à pied et connait toujours les propriétaires des quelques transports croisés (jeep, cargo, bateau,…)

Quand tout va bien, un vrai paradis … mais au moindre souci, un vrai enfer ! Lorsque nous avons été bloqués sur l’île d’Epi (cfr détail du voyage), personne ne savait/voulait nous aider. Par paresse, tout le monde se défile et postpose l’aide à un voisin…et le plus exaspérant c’est que tous disent «  Don’t worry, be happy ! » en pleine crise…on a tous les deux craqués ! Impossible de résister !!!!

Nous avions prévu large en temps (plus de trois semaines sur place) et finalement c’était trop court :
On a voulu tenter l’expérience du bateau/cargo que prennent les locaux pour voyager entre les îles mais, cela nous a valu d’être bloqués onze jours sur l’île d’Epi (retards et annulations successifs des bateaux). Malgré que cela nous ait permis de vivre la vie réelle de ces habitants au jour le jour (11 jours dans la même famille !), cela nous a empêché de découvrir les autres îles (nous avons notamment manqué le saut du Gaul à Pentecost (horrible frustration !), les épaves de Espiritu Santo, les volcans d’Ambrym, les tribus cannibales de Malekula, …).

Nous avons aujourd’hui des milliers de superbes souvenirs en tête mais sommes également chargés de regrets car on sait que le pays ne sera plus jamais comme il l’est aujourd’hui. Il évoluera, les habitants voudront du confort (l’électricité par exemple), devront donc travailler pour gagner de l’argent et les mentalités changeront donc… c’est déjà le cas pour l’île d’Efate où beaucoup de familles travaillent pour se procurer de l’essence pour leur générateurs d’électricité. Sur l’île d’Epi par exemple, pas d’électricité et donc pas besoin de travailler… 

Il fallait peu pour que nous n’allions pas au Vanuatu (réponse négative d’une famille néozélandaise pour y faire du woofing)… Nous serions passés à coté du pays le plus incroyable que nous ayons visité jusqu’à aujourd’hui !

Volcan Yasur - île de Tanna





Pour plus de détail sur ce voyage, rendez-vous sur la page Vanuatu

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