lundi 2 juillet 2012

Ce n'est pas un pays...c'est un continent!



Le Perito Moreno - Parque National Los Glaciares

Après plus de 40h de vol, nous voilà de l’autre côté du monde : à nous l’Amérique latine !

Nous commençons avec l’Argentine. La fin du voyage approche… et nous décidons d’en profiter à fond : malgré l’hiver qui s'annonce, l’air qui se glacifie et de vives dissuasions, nous décidons de quand même descendre en Patagonie jusqu’à Ushuaïa, le « bout du monde », et d’attaquer le froid.
Après avoir passé quelques jours à Buenos Aires et Iguazù (au nord-est), nous parcourons l’Argentine du sud au nord.

A vrai dire, ce n’est pas un pays, c’est un continent. Des milliers et milliers de kilomètres sont parcourus. Les paysages varient totalement du sud au nord. Nous passons du gel au 30°C, des glaciers aux déserts secs et chauds, des pingouins et baleines aux vigognes et cactus, des condors aux perroquets,…

On pensait qu’après la Nouvelle-Zélande et le Vanuatu, le compte bancaire pourrait à nouveau souffler, on s’est bien trompé. Une ruine cette Argentine ! D’un côté, les distances sont tellement immenses que chaque trajet en bus équivaut à un bifton de 100€ (aie!). Sans ajouter que les dizaines compagnies de bus sont détenues par 4-5 hommes se mettant d’accord sur les prix, ce qui enlève donc toute concurrence. D’un autre côté, l’inflation encore plus ahurissante accable notre pauvre petit compte : 30% d’inflation annuelle ! Logements, transports, entrées aux sites touristiques, nourriture,… tout est cher… mis à part la viande excellentissime à prix dérisoire! On ne comprend toujours pas comment les Argentins parviennent à vivre décemment avec un tel coût de vie et un salaire non indexé. Tout peut s’acheter à crédit (vêtements, supermarché, électroménager,…) ! A nos yeux cela ne peut que (re)péter !

Pour ne pas exploser notre budget et le temps nous le permettant, nous avons effectué la majorité de nos déplacements en autostop qui ne marche pas trop mal. Certes, nous avons dû parfois attendre plusieurs heures sous la neige, dans le vent, sous la pluie,… mais une fois pris, c’est parti pour des centaines de kilomètres ! En plus de l’argent épargné, l’autostop nous a permis de rencontrer de nombreux Argentins. Pas un trajet, en camion ou en voiture, sans parler de la Christina (la présidente) : tous ont leur avis, en faveur ou en défaveur, jamais modéré, toujours extrémiste ! Par ailleurs, l’autostop nous a également fait découvrir l’hospitalité des Argentins. De nombreuses fois, nous avons été accueillis et logés chez nos chauffeurs. L’espagnol y est certainement pour quelque chose et facilite énormément les échanges.

On a pu apprendre que les Iles Maoulines sont argentines (et non pas anglaises), que les Chiliens sont malvenus par ici, que la viande est toujours très cuite, que le maté est bien plus qu’une boisson, c’est carrément un remède social, que Maradona rivalise avec Dieu, Messi avec Jésus et que tous les Argentins sont loin de savoir danser le tango !

Après plus de cinq semaines dans le pays, nous gardons en souvenir les nombreux échanges avec les Argentins, leur gentillesse et attention, les journées de trajet « perdues », l’inflation incontrôlée et les merveilles naturelles époustouflantes telles que les chutes d’Iguazù, le glacier Perito Moreno et la faune marine de la Peninsula Valdes. 

Gargante del Diable - Chutes d'Iguazù


Pour plus de détail sur ce voyage, rendez-vous sur la page Argentine


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