samedi 5 mai 2012

3350 kilomètes en Toyota Starlet...


Sur la route vers le lac Tekapo

Le ciel est bleu pétant, l’herbe verdoyante, le soleil brille, les fenêtres ouvertes et le vent dans les cheveux (d’Elza…), on roule, on se promène, on sillonne l’île du sud de la Nouvelle-Zélande en petite Toyota Starlet. Nous sommes sur la route pour 31 jours.

Le ciel est noir, l’herbe aplatie par les rafales, les fenêtres fermées, le chauffage à fond, les essuie-glaces à toute allure, la banquette arrière recouverte de vêtements détrempés qui peinent à sécher, une petite odeur de chaussette dans l’habitacle…C’est ça aussi la Nouvelle-Zélande en été. 

Mais quelle liberté d’avoir notre propre véhicule. On fait nos courses, on va à notre propre rythme, on quitte les lieux lorsque ça nous plait, on dort sous tente dans les campings (le plus souvent gratuits) ou dans un jardin,…On fait notre popote quoi ! Quel changement dans notre mode de voyage, ça fait du bien de varier !

Nous avons utilisé notre petite Toyota sous toutes ses formes : salle à manger par temps de pluie, chambre à coucher par tempête, cinéma lorsque l’envie nous prenait, placard à provision (souvent très difficile pour Sylvain de ne pas craquer sur le coffre où de nombreux paquets de biscuits y reposaient…savoir gérer les stocks, toute une discipline !).

On s’attendait à des paysages naturels grandioses et nous n’avons pas été déçus….Que du contraire ! Nous avons également été  surpris par leur variété : l’île du Sud ne se résume pas à une chaîne montagneuse comme on le pensait. Certes, il y a des cimes blanches qui dominent le centre de l’île, mais aussi, des km et km de prairies bondées de moutons, vaches ou autres, des grands lacs ou encore des plages parfois sauvages et agressives, parfois tropicales. Juste en conduisant à peine une paire d’heures vous passez d’un glacier de montagne à une colonie de phoques. Surprenant la richesse qu’il s’y cache !

Par contre – on ne sait toujours pas si c’est la déformation asiatique – mais nous avons été « choqués »  (c’est vraiment le mot !) par le coût de la vie du touriste en Nouvelle-Zélande. Pour ceux qui ont un budget serré, préparez-vous à refuser pas mal d’activités touristiques (surtout que l’euro n’est pas au top de sa forme !). C’est souvent frustrant (surtout quand on est si loin de la Belgique) mais c’est parfois tout simplement inaccessible : presqu’aucune activité en dessous de 100€ ! Les Néo-Zélandais ont l’art de perfectionner le service au point qu’il est impossible de rendre la chose bon marché. L’exemple flagrant sont les sentiers de randonnée, les« great walks », qui sont transformés en réelles pistes cyclables macadamisées parsemés de caty cabine élégantes….Oui oui tout ça à plus de 1000mètres d’altitude où tout est ramené par un ballet d’hélicos… Le coût de construction et transport se répercute bien évidemment sur le prix des nuits  en refuge ou dans les emplacements de camping. Un autre exemple sont les gigantesques bateaux – presque de croisière – pour aller faire un petit tour d’une heure dans les fjords…jamais moyen de faire simple et petit budget…
On regrette l’Asie où les choses étaient bien moins sophistiquées, parfaites pour les backpackers.

Le budget serré, nous nous sommes donc concentrés sur notre activité fétiche : le trekking…Même si les « great walks » reviennent chérots, il y a toujours moyen de s’en sortir en faisant du camping sauvage (autorisé dans les parcs naturels si on plante la tente à plus de 200m du sentier) ou alors se faire des rando « backcountry treks », bien plus naturels, sauvages et sportifs ! Vraiment à faire…Dommage que les offices touristiques ne promeuvent aucun d’entre eux ! La marche en Nouvelle-Zélande est un réel plaisir et offre des paysages à chaque fois différents.

Nous avons par ailleurs désenchanté sur le mythe de la Nouvelle Zélande hyper écolo. Bien que le pays ne produise que de l’électricité verte, la consommation est tout autre à petite échelle : tous les habitants ont des jeeps; des hélicos et avions décollent de partout à toute heure, pas une heure de voiture sans voir un panneau "Danger – cyanure de potassium" (pour tuer les opossums),.. . Sur la côte ouest, au glacier Franz Josef, il est plus difficile de trouver une paire de crampons qu’un hélico ! Hallucinant !

Mis-à-part ça, nous avons trouvé les Néozélandais super sympas, accueillants (plusieurs fois nous avons été accueillis à bras ouverts pour dormir chez eux) et très serviables (toujours prêts à indiquer le chemin, prennent rapidement en autostop, ils ont pas mal la parlante,…). Toutefois, aucun échange avec les moins de 30 ans totalement indifférents à notre présence.

Et pour être honnête, même si c’était souvent frustrant de ne pas pouvoir faire certaines activités (prix élevés) alors qu’on est si loin de la Belgique, on doit avouer que ce pays nous a bien bluffé… Lorsqu’on regarde nos photos aujourd’hui, on se rappelle la partie de plaisir, nos bottines aux pieds ou le volant en main, qu’on a eu ces jours sur l’île du sud de la NZ!!


Le Milford Sound, un site emblématique de Nouvelle Zélande

Pour plus de détail sur ce voyage, rendez-vous sur la page Nouvelle Zélande

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