lundi 14 novembre 2011

Kirghizistan, déjà un gros coup de coeur...



En route vers Song Köl (centre du Kirghizistan)

Eh oui, voila enfin quelques petites nouvelles! Le temps nous a pris de court...
Très succinctement, les trois semaines au Kirghizistan furent un réel bonheur et pleines de découvertes. Un pays à recommander !

Bien que le Kirghizistan soit également un pays d'Asie Centrale et se terminant en -an, le pays est bien différent de son voisin l'Ouzbékistan.

Premièrement, après l'Ouzbékistan où nous avions été surpris d'être mélangés à tant de touristes, nous voilà au Kirghizistan en basse saison. Malgré qu'on n'ait pas (ou presque) vu de yourte comme on nous l'avait annoncé, ni vu les nombreux troupeaux de chevaux gambader sur les hauts plateaux, nous avons eu le plaisir d'avoir une montagne juste pour nous. Nous avons fait des treks de plusieurs jours sans croiser personne. Un petit côté magique que de se retrouver seuls devant la grandeur de la nature. Les quelques touristes à sac à dos rencontrés dans les chambres d'hôtes ou dans les guest-houses étaient les seuls centres d'information disponibles et fiables.

Deuxièmement, le Kirghizistan (KG) est exclusivement montagneux contrairement à l’Ouzbékistan qui est majoritairement désertique et parsemé de quelques villes où se concentre la masse touristique. Les visites culturelles ont donc été remplacées pas les activités sportives (trekking et camping sauvage). Nos petites jambes (et surtout nos pieds tapissés de compeeds!) ont subies leur premier entraînement avant le Népal. Maximum atteint: le glacier Ak-Say à 4000 mètres d'altitude. Un premier record qui sera rapidement explosé au Népal...

Troisièmement, le climat diffère totalement. On passe des 30° de l’Ouzbékistan aux nuits glaciales où le mercure passe sous le zéro degré. On n’oubliera pas nos nuits en tente avec nos sacs de couchage inadéquats pour l'altitude et les nombreux « Tu dors ? Moi non plus !»...

Avant d'arriver au KG, on nous avait également dit que le développement de celui-ci était 20 ans «en retard» par rapport à son voisin. Nous n'avons pas du tout eu cette impression... Tant d'un point de vue mentalité (davantage d'égalité homme-femme, une vraie démocratie et plus de liberté d'expression) que d'un point de vue des infrastructures (routes bien mieux entretenues, marques des voitures plus variées).
Toutefois, un point commun rassemble les deux pays: l'hospitalité et la générosité extraordinaire des habitants. Impossible de compter les litres de thé et les kilos de pain offerts. Voilà un pays où le thé détrône l'eau, où la vodka (moins chère que l'eau!) se trinque à toute heure et où le pain se déguste avec de l'excellente confiture maison.
Malgré la barrière linguistique (quoiqu'à la fin on commençait à baragouiner quelques mots russes), les échanges ont été nombreux, sincères et émouvants. Chers amis, chère famille, les photos imprimées de vous sont passées entre les mains d’innombrables Kirghizes. Vous ne pouvez désormais plus marcher incognito là-bas... 

Finalement, nous avons quitté le KG et plus globalement l'Asie Centrale avec la crainte de ne peut-être plus retrouver des gens si gentils, honnêtes et attentionnés.
Nous planifions déjà un prochain voyage (oui oui, il faut qu'on puisse continuer à rêver) dans la région avant qu'il ne soit «trop» tard. Iran ou Tadjikistan, on verra...
Altyn Arashan (Nord-Est du Kirghizistan)

Pour plus de détails sur ce voyage, rendez-vous sur la page Kirghizistan

vendredi 23 septembre 2011

17 jours en Ouzbekistan


Fils de Farod (Tashkent)

8 SEPTEMBRE 2011, 1h30: Atterrissage à Tashkent après un départ émouvant et chaleureux. Après 3h00 de contrôles en tout genre, nous sortons enfin de l'aéroport. Les contrôles de police et les problèmes de langue nous donnent déjà un petit aperçu.

Très rapidement, nous faisons la rencontre d'Ouzbeks et d'autres grands voyageurs. Les gens sont tellement sympa içi, incroyablement ouverts et gentils... Les invitations pour le thé ou juste des petits conseils et conversations sympathiques en rue nous réconfortent dans notre choix de visiter l'Ouzbékistan. Impossible de compter le nombre de “hello, where are you from?”
Après deux jours à Tashkent, nous partons en train de nuit pour Urgench, près de 20h de voyage qui passent finalement très rapidement. Entre notre anglais, leur russe et notre petit petit livre "g-palemo" (fascicule avec illustrations pour s'exprimer), nous parvenons à communiquer et avoir des échanges souvent enrichissants.
Nous visitons sous un soleil de plomb Khiva, Boukhara et Samarkand. Trois splendides villes au milieu du désert, toutes fort restaurées (parfois trop, dommage!) mais très agréables.
Nous qui pensions aller dans un pays lointain méconnu des Occidentaux, nous nous retrouvons en réalité au milieu des cars des tours opérateurs (80% de français) et nous  nous saisissons à nous faire aborder par des vendeurs bredouillant le français (phrase type : "madame ! photos, cadeaux, chapeaux, chameaux,...?"). Toutefois, dès qu'on s'éloigne un peu, la vie réelle ouzbek fait son retour.
Nous terminons notre voyage en Ouzbékistan en logeant chez l'habitant dans la vallée de Ferghana, beaucoup moins touristique car isolée (les cols dangereux pour atteindre la vallée sont interdits aux bus).
Après un peu plus de deux semaines en Ouzbékistan, nous avons déjà visité d'innombrables madrassas (écoles coraniques), mosquées, minarets, iwans, ... Les dômes bleus et la gastronomie nationale n'ont plus de secret pour nous.
Élisabeth a déjà testé les limites de son estomac, Sylvain a l'air plus résistant...
Concernant l'argent, nous avons eu notre moment de gloire en étant millionnaire... la plus grande coupure de 1000 soums vaut à peine 0,30€! Imaginez nos poches (...ou plutôt notre sac à dos!) après avoir changé 500$ en soums...  L'inflation du pays est incroyable. Entre le prix de notre guide (Lonely Planet 2007) et aujourd'hui, les prix ont été parfois multipliés par 5.
De nombreuses discussions avec les quelques jeunes qui parlent anglais nous ont fait découvrir le vrai visage de l'Ouzbékistan: derrière un image démocratique vantée par le président Karimova se cachent beaucoup d'absurdités autocratiques : une propagande journalistique grotesque, un taux de change fixe imposé par le gouvernement (taux de change officiel dollar : 1$=1760soums, black market: 1$=2500soums), la censure de certains sites internet dès qu'il y a des tentions (Facebook, blogs,..) et les contrôles excessifs des papiers d'identité sont des exemples parmi tant d'autres.
A côté de ce "petit" bémol, l'Ouzbékistan nous a marqué par la propreté de ses villes, l'hospitalité et la gentillesse de ses habitants et le sentiment de sécurité partout dans le pays.
Nous nous dirigeons à présent vers les montagnes du Kirghizistan, où nous espérons pouvoir utiliser notre matériel de randonnée (bottines, tente, matelas,...) qui commence déjà à peser sur nos épaules!!
A bientôt pour de nouvelles aventures... :)
Boukhara
Pour plus de détails sur ce voyage, rendez-vous sur la page Ouzbékistan